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mouais
jâai vu lâĂ©pisode (dâailkeurs : saison 1 ok, saison 2 nulle) et la caractĂ©risation de la colloc est dâune lourdeurâŠ
non binaire
rousse
vegan et refuse que lâautre mange de la viande
nâĂ©coute pas de musique et refuse que lâautre en Ă©coute
Ă un furet
ne veut pas que lâon trouble son safe space
100% dans la suite elles deviendront copain/ copine en sâapportant mutuellement
Pas encore vu la sĂ©rie, je finis ce que jâai en cours et jâenchaĂźne avec Landmark.
Je suis pas Landman, mais Taylor Sheridan câest 100% antiwoke tâes entre de bonnes mains normalement
elle va sĂ»rement changer dâavis ou se prendre une balle
woke ou anti woke on sâen fout, câest juste que lâĂ©criture est nulle
Oui jâai fait Ă peu prĂšs le mĂȘme constat devant la saison 2 de Lioness.
flute, la saison 2 câest la suivante dans ma liste etjâavais bien aimĂ© la 1⊠la je finis mayor of kingstown et ça tourne un peu dans le vide
Fini Madmen, ça tape fort avec lâĂąge, surtout Ă partir de la saison 5/6/7 oĂč tout semble tourner autour de la mort et des regrets
La morale de cette histoire (assez appuyĂ© dans les derniers Ă©pisodes) semble ĂȘtre que le dĂ©sir humain dâavoir toujours plus, pour combler notre vide affectif, nous entraine Ă toujours tout dĂ©truire, en Ă©change dâune courte satisfaction, avant de vouloir encore plus, et de rĂ©pĂ©ter le cycle, jusquâĂ finir avec rien.
Le personnage de Joan me parait comme le plus reprĂ©sentatif de cette histoire (et au final le plus vain de tout le roster), elle semble vouloir toujours plus « en tant que femme », et surtout par rapport aux autres femmes (notamment peggy) mais clairement ça ne lui apporte rien et elle est de plus en plus misĂ©rable au fur et Ă mesure que lâhistoire avance. Elle plante sa seule histoire dâamour pour commencer un business qui nâa aucun intĂ©rĂȘt, et utilise son double nom pour faire semblant quâelle nâest pas seule dans cette aventure.
Il y a aussi toute une rĂ©flexion sur la dualitĂ© de lâhomme. câest vrai Ă©videmment pour don et sa double identitĂ©, mais câest le cas pour tout le monde. il y a un dĂ©calage constant entre ce quâils sont et ce quâils paraissent ĂȘtre, ou ce quâils imaginent ĂȘtre, et veulent ĂȘtre.
câest vrai au niveau humain comme au niveau de la sociĂ©tĂ©. Ă©videmment le monde de la pub Ă©tait un bon moyen pour aborder ces sujets mais en sous main la sociĂ©tĂ© des 50-60 est utilisĂ©e pour appuyer ça. les combats sociaux sont prĂ©sentĂ©s comme des luttes vaines, qui nâapportent quâencore plus de tristesse aux concernĂ©s, et ne font que mettre en lumiĂšre que rien ne changera jamais. pendant ce temps new york pourrit, les rues sont sales et dangereuses. tout est lentement corrompu dans une recherche dâavoir toujours plus, la famille traditionnelle, les valeurs humaines, mĂȘme les mots ne veulent plus rien dire.
il y a évidemment beaucoup plus à dire mais pour le moment ça suffit
dĂ©couvert lâannĂ©e derniĂšre, effectivement pas grand chose de plus Ă dire ![]()
AprĂšs yâa quelque chose de positif dans le sens oĂč mĂȘme les plus indĂ©crottables arrivent Ă peu prĂšs Ă avoir une happy end (Roger et Pete notamment), pour dâautre câest mitigĂ© (Don), par contre certains persos sont condamnĂ©s Ă ĂȘtre misĂ©rable jusquâau bout (coucou Betty)
Assez drĂŽle de voir que les comms dâArte sur insta se font autour de Peggy et maintenant autour de Joan, alors que mĂȘme les plus girlboss nâarrivent pas Ă leur position sans y laisser des plumes (Peggy sâen tire mieux que Joan Ă la rigueur) et que câest passer un peu Ă cĂŽtĂ© de la progression des personnages que dâidĂ©aliser trop un des parcours des persos (ce message sâapplique aussi Ă Don idĂ©alisĂ© par bcp de monde aussi)
Je remarque aussi une belle peinture de la vie en entreprise, de sa mĂ©diocritĂ©, sa vacuitĂ©, et de comment elle Ă©puise lâesprit, directement et indirectement.
Sterling & Cooper, une entreprise avec un certain succĂšs, passe son temps Ă se faire racheter et Ă racheter sa libertĂ© parce que les acheteurs sont de gigantesques firmes sans Ăąme qui ne cherchent quâĂ supprimer la compĂ©tition. En mĂȘme temps, on se rend compte que personne ne fait rien dans cette boite, sinon les petites mains. Et câest normal, parce que la publicitĂ© ne sert Ă rien : dĂšs le premier Ă©pisode on comprend que les gens achĂštent des cigarettes quoi quâil arrive, et achĂštent « leur » marque quoi quâon essaie de leur vendre.
Plus tard quand lâinstallateur dâordinateur dĂ©barque, il demande directement Ă Don si la pub fonctionne, et Don lui rĂ©pond « ça dĂ©pend des gens ». Tout semble dĂ©cidĂ© par « lâĂ©poque », dont le sens Ă©chappe aux individus, et que Don essaie constamment de dĂ©chiffrer, sans doute parce quâil aimerait en faire partie pour se prouver quâil est humain, mais au fond nâa aucune personnalitĂ©.
Dâailleurs, Don, le pilier de ce succĂšs, passe son temps Ă boire et Ă faire des siestes, tellement son mĂ©tier nâexiste pas rĂ©ellement. Câest un « gĂ©nie » parce quâon pense que câest un gĂ©nie, mais sinon câest un gigantesque escroc. Câest le roi du bullshit dans un bullshit job dans un bullshit secteur dâune bullshit sociĂ©tĂ©. Il essaie dâailleurs constamment de dĂ©tourner le but premier de la publicitĂ© pour faire de lâart (pour prouver quâil fait quelque chose « dâimportant » et qui a du sens), mais les clients finissent par chier sur ses idĂ©es les plus personnelles. Au final, il corrompt tout ce quâil aime, justement parce quâil nâa pas le courage de le faire rĂ©ellement.
AprĂšs une Ă©niĂšme Draperie, il est chassĂ© de sa propre sociĂ©tĂ© par ses amis et collĂšgues. Quand il revient, la boite nâa subi aucun problĂšme suite Ă son absence. Dâailleurs il est mĂȘme remplacĂ© par un idiot qui nâa jamais rien Ă dire, et ça ne change rien. Il est humiliĂ©, et on lâinforme que son temps est passĂ© : le pseudo artistique câest fini, maintenant place aux ordinateurs et Ă la data.
AprĂšs les beaux jours de la saison 1, il faudra attendre le milieu de la saison 7 pour retrouver une certaine « normalitĂ© » : malheureusement câest encore ratĂ©, et ils se font une nouvelle fois dĂ©sosser. Une fois arrivĂ© dans une « vraie » boite, ils dĂ©couvrent que leurs « talents » nâont aucune matĂ©rialitĂ© : Don est noyĂ© dans un ocĂ©an de directeurs de crĂ©ation, Joan est tout de suite foutue Ă la porte parce quâelle a osĂ© parler un peu fort, Sterling sait quâil ne servira Ă rien.
Cette fois ci plus personne nâa envie de se battre, et Don est tellement au bout du rouleau mis devant le fait de son inutilitĂ© et du rĂ©sultat de 10 ans de batailles, quâil disparait et part faire un tour de lâAmĂ©rique, oĂč il rencontre des gens qui sont eux aussi au bout du rouleau, dĂ©saxĂ©s par lâĂ©volution de la sociĂ©tĂ©.
Au final câest Stan qui donne la rĂ©ponse, « il y a dâautres choses dans la vie que le travail »
VV > Peggy est sans doute le personnage le plus execrable de la sĂ©rie, qui reprĂ©sente peut-ĂȘtre encore plus ses thĂšmes que Don. Elle nâa AUCUNE personnalitĂ©, et ne sait pas pourquoi elle fait ce quâelle fait, sinon par jalousie et envie. Elle est entrainĂ© dans toutes les modes, ne se dĂ©termine que par rapport au jugement des autres et de la sociĂ©tĂ©, et se prend pour ce quâelle nâest pas. Si Don se voit en elle câest parce quâil nây a rien Ă voir. Dâailleurs la scĂšne finale avec Stan le montre bien, câest lui qui lui dit quâil lâaime, et elle se dit quâelle aussi doit lâaimer, peut-ĂȘtre. Mais câest Ă©videmment vouĂ© Ă lâĂ©chec.
Oui, en phase sur tous les points.
Peggy câest le personnage qui permet dâavoir le point de vue du spectateur au dĂ©but et dĂ©barque dans la boite, qui parait donc dâoffice plus sympathique que les autres, mais au final elle adopte les pires travers de ses collĂšgues sans avoir de la nuance. Elle nâapprend pas vraiment de ses erreurs et a plutĂŽt de la chance dâavoir Don/Stan et des personnes qui tiennent Ă elle.
Anyway tout le monde participe et est bourreau et/ou victime du systĂšme, câest la force de la sĂ©rie de te montrer une personne naive / innocente comme Peggy en S1 qui, une fois avec un peu de thunes et de responsabilitĂ©s, nâest finalement pas meilleure que ses collĂšgues de lâĂ©poque, voire pire sur certains aspects.
Dans tous les cas, lâavoir matĂ© aprĂšs avoir bossĂ© personnellement dans quelques boites et notamment une agence avec certains aspects trĂšs camaraderie, esprit familial sans pour autant ĂȘtre en mode start up mâa beaucoup plus parlĂ©, mĂȘme en ayant conscience du bullshit, on aime sâenfermer dedans pour avoir son Ă©go flattĂ© quand on rĂ©ussit un truc. On est moins utile dans le tertiaire que 10 minutes dâun Ă©boueur ou maçon mais on continue la comĂ©die humaine, câest la zone de confort. Papourien que les 3/4 finissent en burn out / reconversion / dĂ©pression, si tu nâen rigoles pas, tu finis comme un des persos de la sĂ©rie
Continuez Ă parler de Mad Men bordel ![]()
Ăa me fait repenser Ă une scĂšne bouleversante sur la fin :
Et sinon tout ce que vous dites me semble trĂšs juste, pas grand chose Ă ajouter si ce nâest que le cadre de la sĂ©rie Ă©tait lâĂ©crin parfait pour mettre en scĂšne le « pic » de vacuitĂ© du modĂšle occidental au moment oĂč ce quâil faisait miroiter (en gros, la possession et la libertĂ© individuelle montĂ©e sur des allumettes) pouvait sembler le plus concret. Câest trĂšs poĂ©tique et assez pessimiste comme sĂ©rie finalement mais faudrait que je la remate pour Ă©paissir le propos.
Au-delĂ de Mad Men ça me fait me poser lâĂ©ternelle question de ce qui fait quâune Ćuvre fonctionne, est pertinente et intĂ©ressante. Jâarrive jamais Ă jauger ce quâil y a de spontanĂ© et de rĂ©flĂ©chi dans lâĂ©criture. Câest quoi la part de travail, de recherche ? et celle que met le ou les auteur(s) de leur pur vĂ©cu ?
Câest le genre de questions que je me posais (non sans une pointe de sel, dĂ©muni face Ă ma mĂ©diocritĂ©) au lycĂ©e en français ou en littĂ©rature quand je trouvais que le prof suranalysait des Ćuvres indĂ©niablement riches, sans que je puisse arriver Ă concĂ©der que lâauteur ait mis toutes ces rĂ©flexions dedans (consciemment tout du moins). Je sais pas si câest clair.
Enfin, la question a Ă©tĂ© rĂ©solue yâa plus de 50 ans ![]()
Bah pas tant rĂ©solu (au moment de ma prime jeunesse en tout cas) puisque câĂ©tait la critique littĂ©raire classique qui Ă©tait mise en Ćuvre dans le cadre des cours au lycĂ©e.
Mais câest intĂ©ressant je connaissais pas, merci !
bingo (quelle surprise)
Je viens de voir deux trucs récemment :
Alice in borderlands saison 3 , vraiment pas top , quelques jeux surnagent mais dans lâensemble jâai trouvĂ© ça trĂšs faible et longuet. Le moment titanic avec plein de flotte Ă la fin est bof et les dialogues pareil. Dommage , les deux premiĂšres saisons Ă©taient bien plus sympa.
Pssica : mini série Brésilienne réalisé par les réal de la Cité de Dieu. TrÚs trÚs angoissante et bien jouée. La photo est trÚs belle , comme la série se passe entre le nord du Brésil et la Guyane française on a un contraste assez bien mis en scÚne entre la nature superbe et la violence de la vie là bas. Ya que 4 épisodes et je conseille franchement .
Ăa donne quoi Fallout saison 2 ?
moyen