đŸ“ș Topic SĂ©ries [OCS et dĂ©tente dans le canapĂ©]

:miracle:

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mouais

j’ai vu l’épisode (d’ailkeurs : saison 1 ok, saison 2 nulle) et la caractĂ©risation de la colloc est d’une lourdeur


non binaire
rousse
vegan et refuse que l’autre mange de la viande
n’écoute pas de musique et refuse que l’autre en Ă©coute
Ă  un furet
ne veut pas que l’on trouble son safe space

100% dans la suite elles deviendront copain/ copine en s’apportant mutuellement

Pas encore vu la sĂ©rie, je finis ce que j’ai en cours et j’enchaĂźne avec Landmark.

Je suis pas Landman, mais Taylor Sheridan c’est 100% antiwoke t’es entre de bonnes mains normalement :lol: elle va sĂ»rement changer d’avis ou se prendre une balle

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woke ou anti woke on s’en fout, c’est juste que l’écriture est nulle

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Oui j’ai fait Ă  peu prĂšs le mĂȘme constat devant la saison 2 de Lioness.

flute, la saison 2 c’est la suivante dans ma liste etj’avais bien aimĂ© la 1
 la je finis mayor of kingstown et ça tourne un peu dans le vide

Fini Madmen, ça tape fort avec l’ñge, surtout Ă  partir de la saison 5/6/7 oĂč tout semble tourner autour de la mort et des regrets

La morale de cette histoire (assez appuyĂ© dans les derniers Ă©pisodes) semble ĂȘtre que le dĂ©sir humain d’avoir toujours plus, pour combler notre vide affectif, nous entraine Ă  toujours tout dĂ©truire, en Ă©change d’une courte satisfaction, avant de vouloir encore plus, et de rĂ©pĂ©ter le cycle, jusqu’à finir avec rien.

Le personnage de Joan me parait comme le plus reprĂ©sentatif de cette histoire (et au final le plus vain de tout le roster), elle semble vouloir toujours plus « en tant que femme Â», et surtout par rapport aux autres femmes (notamment peggy) mais clairement ça ne lui apporte rien et elle est de plus en plus misĂ©rable au fur et Ă  mesure que l’histoire avance. Elle plante sa seule histoire d’amour pour commencer un business qui n’a aucun intĂ©rĂȘt, et utilise son double nom pour faire semblant qu’elle n’est pas seule dans cette aventure.

Il y a aussi toute une rĂ©flexion sur la dualitĂ© de l’homme. c’est vrai Ă©videmment pour don et sa double identitĂ©, mais c’est le cas pour tout le monde. il y a un dĂ©calage constant entre ce qu’ils sont et ce qu’ils paraissent ĂȘtre, ou ce qu’ils imaginent ĂȘtre, et veulent ĂȘtre.

c’est vrai au niveau humain comme au niveau de la sociĂ©tĂ©. Ă©videmment le monde de la pub Ă©tait un bon moyen pour aborder ces sujets mais en sous main la sociĂ©tĂ© des 50-60 est utilisĂ©e pour appuyer ça. les combats sociaux sont prĂ©sentĂ©s comme des luttes vaines, qui n’apportent qu’encore plus de tristesse aux concernĂ©s, et ne font que mettre en lumiĂšre que rien ne changera jamais. pendant ce temps new york pourrit, les rues sont sales et dangereuses. tout est lentement corrompu dans une recherche d’avoir toujours plus, la famille traditionnelle, les valeurs humaines, mĂȘme les mots ne veulent plus rien dire.

il y a évidemment beaucoup plus à dire mais pour le moment ça suffit

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dĂ©couvert l’annĂ©e derniĂšre, effectivement pas grand chose de plus Ă  dire :caged:

AprĂšs y’a quelque chose de positif dans le sens oĂč mĂȘme les plus indĂ©crottables arrivent Ă  peu prĂšs Ă  avoir une happy end (Roger et Pete notamment), pour d’autre c’est mitigĂ© (Don), par contre certains persos sont condamnĂ©s Ă  ĂȘtre misĂ©rable jusqu’au bout (coucou Betty)

Assez drĂŽle de voir que les comms d’Arte sur insta se font autour de Peggy et maintenant autour de Joan, alors que mĂȘme les plus girlboss n’arrivent pas Ă  leur position sans y laisser des plumes (Peggy s’en tire mieux que Joan Ă  la rigueur) et que c’est passer un peu Ă  cĂŽtĂ© de la progression des personnages que d’idĂ©aliser trop un des parcours des persos (ce message s’applique aussi Ă  Don idĂ©alisĂ© par bcp de monde aussi)

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Je remarque aussi une belle peinture de la vie en entreprise, de sa mĂ©diocritĂ©, sa vacuitĂ©, et de comment elle Ă©puise l’esprit, directement et indirectement.

Sterling & Cooper, une entreprise avec un certain succĂšs, passe son temps Ă  se faire racheter et Ă  racheter sa libertĂ© parce que les acheteurs sont de gigantesques firmes sans Ăąme qui ne cherchent qu’à supprimer la compĂ©tition. En mĂȘme temps, on se rend compte que personne ne fait rien dans cette boite, sinon les petites mains. Et c’est normal, parce que la publicitĂ© ne sert Ă  rien : dĂšs le premier Ă©pisode on comprend que les gens achĂštent des cigarettes quoi qu’il arrive, et achĂštent « leur Â» marque quoi qu’on essaie de leur vendre.

Plus tard quand l’installateur d’ordinateur dĂ©barque, il demande directement Ă  Don si la pub fonctionne, et Don lui rĂ©pond « Ă§a dĂ©pend des gens Â». Tout semble dĂ©cidĂ© par « l’époque Â», dont le sens Ă©chappe aux individus, et que Don essaie constamment de dĂ©chiffrer, sans doute parce qu’il aimerait en faire partie pour se prouver qu’il est humain, mais au fond n’a aucune personnalitĂ©.

D’ailleurs, Don, le pilier de ce succĂšs, passe son temps Ă  boire et Ă  faire des siestes, tellement son mĂ©tier n’existe pas rĂ©ellement. C’est un « gĂ©nie Â» parce qu’on pense que c’est un gĂ©nie, mais sinon c’est un gigantesque escroc. C’est le roi du bullshit dans un bullshit job dans un bullshit secteur d’une bullshit sociĂ©tĂ©. Il essaie d’ailleurs constamment de dĂ©tourner le but premier de la publicitĂ© pour faire de l’art (pour prouver qu’il fait quelque chose « d’important Â» et qui a du sens), mais les clients finissent par chier sur ses idĂ©es les plus personnelles. Au final, il corrompt tout ce qu’il aime, justement parce qu’il n’a pas le courage de le faire rĂ©ellement.

AprĂšs une Ă©niĂšme Draperie, il est chassĂ© de sa propre sociĂ©tĂ© par ses amis et collĂšgues. Quand il revient, la boite n’a subi aucun problĂšme suite Ă  son absence. D’ailleurs il est mĂȘme remplacĂ© par un idiot qui n’a jamais rien Ă  dire, et ça ne change rien. Il est humiliĂ©, et on l’informe que son temps est passĂ© : le pseudo artistique c’est fini, maintenant place aux ordinateurs et Ă  la data.

AprĂšs les beaux jours de la saison 1, il faudra attendre le milieu de la saison 7 pour retrouver une certaine « normalitĂ© Â» : malheureusement c’est encore ratĂ©, et ils se font une nouvelle fois dĂ©sosser. Une fois arrivĂ© dans une « vraie Â» boite, ils dĂ©couvrent que leurs « talents Â» n’ont aucune matĂ©rialitĂ© : Don est noyĂ© dans un ocĂ©an de directeurs de crĂ©ation, Joan est tout de suite foutue Ă  la porte parce qu’elle a osĂ© parler un peu fort, Sterling sait qu’il ne servira Ă  rien.

Cette fois ci plus personne n’a envie de se battre, et Don est tellement au bout du rouleau mis devant le fait de son inutilitĂ© et du rĂ©sultat de 10 ans de batailles, qu’il disparait et part faire un tour de l’AmĂ©rique, oĂč il rencontre des gens qui sont eux aussi au bout du rouleau, dĂ©saxĂ©s par l’évolution de la sociĂ©tĂ©.

Au final c’est Stan qui donne la rĂ©ponse, « il y a d’autres choses dans la vie que le travail Â»

VV > Peggy est sans doute le personnage le plus execrable de la sĂ©rie, qui reprĂ©sente peut-ĂȘtre encore plus ses thĂšmes que Don. Elle n’a AUCUNE personnalitĂ©, et ne sait pas pourquoi elle fait ce qu’elle fait, sinon par jalousie et envie. Elle est entrainĂ© dans toutes les modes, ne se dĂ©termine que par rapport au jugement des autres et de la sociĂ©tĂ©, et se prend pour ce qu’elle n’est pas. Si Don se voit en elle c’est parce qu’il n’y a rien Ă  voir. D’ailleurs la scĂšne finale avec Stan le montre bien, c’est lui qui lui dit qu’il l’aime, et elle se dit qu’elle aussi doit l’aimer, peut-ĂȘtre. Mais c’est Ă©videmment vouĂ© Ă  l’échec.

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Oui, en phase sur tous les points.

Peggy c’est le personnage qui permet d’avoir le point de vue du spectateur au dĂ©but et dĂ©barque dans la boite, qui parait donc d’office plus sympathique que les autres, mais au final elle adopte les pires travers de ses collĂšgues sans avoir de la nuance. Elle n’apprend pas vraiment de ses erreurs et a plutĂŽt de la chance d’avoir Don/Stan et des personnes qui tiennent Ă  elle.

Anyway tout le monde participe et est bourreau et/ou victime du systĂšme, c’est la force de la sĂ©rie de te montrer une personne naive / innocente comme Peggy en S1 qui, une fois avec un peu de thunes et de responsabilitĂ©s, n’est finalement pas meilleure que ses collĂšgues de l’époque, voire pire sur certains aspects.

Dans tous les cas, l’avoir matĂ© aprĂšs avoir bossĂ© personnellement dans quelques boites et notamment une agence avec certains aspects trĂšs camaraderie, esprit familial sans pour autant ĂȘtre en mode start up m’a beaucoup plus parlĂ©, mĂȘme en ayant conscience du bullshit, on aime s’enfermer dedans pour avoir son Ă©go flattĂ© quand on rĂ©ussit un truc. On est moins utile dans le tertiaire que 10 minutes d’un Ă©boueur ou maçon mais on continue la comĂ©die humaine, c’est la zone de confort. Papourien que les 3/4 finissent en burn out / reconversion / dĂ©pression, si tu n’en rigoles pas, tu finis comme un des persos de la sĂ©rie

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Continuez Ă  parler de Mad Men bordel :pepegood:

Ça me fait repenser à une scùne bouleversante sur la fin :

Et sinon tout ce que vous dites me semble trĂšs juste, pas grand chose Ă  ajouter si ce n’est que le cadre de la sĂ©rie Ă©tait l’écrin parfait pour mettre en scĂšne le « pic » de vacuitĂ© du modĂšle occidental au moment oĂč ce qu’il faisait miroiter (en gros, la possession et la libertĂ© individuelle montĂ©e sur des allumettes) pouvait sembler le plus concret. C’est trĂšs poĂ©tique et assez pessimiste comme sĂ©rie finalement mais faudrait que je la remate pour Ă©paissir le propos.

Au-delĂ  de Mad Men ça me fait me poser l’éternelle question de ce qui fait qu’une Ɠuvre fonctionne, est pertinente et intĂ©ressante. J’arrive jamais Ă  jauger ce qu’il y a de spontanĂ© et de rĂ©flĂ©chi dans l’écriture. C’est quoi la part de travail, de recherche ? et celle que met le ou les auteur(s) de leur pur vĂ©cu ?

C’est le genre de questions que je me posais (non sans une pointe de sel, dĂ©muni face Ă  ma mĂ©diocritĂ©) au lycĂ©e en français ou en littĂ©rature quand je trouvais que le prof suranalysait des Ɠuvres indĂ©niablement riches, sans que je puisse arriver Ă  concĂ©der que l’auteur ait mis toutes ces rĂ©flexions dedans (consciemment tout du moins). Je sais pas si c’est clair.

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Enfin, la question a Ă©tĂ© rĂ©solue y’a plus de 50 ans :chirac_no:

Bah pas tant rĂ©solu (au moment de ma prime jeunesse en tout cas) puisque c’était la critique littĂ©raire classique qui Ă©tait mise en Ɠuvre dans le cadre des cours au lycĂ©e.

Mais c’est intĂ©ressant je connaissais pas, merci !

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bingo (quelle surprise)

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Je viens de voir deux trucs récemment :
Alice in borderlands saison 3 , vraiment pas top , quelques jeux surnagent mais dans l’ensemble j’ai trouvĂ© ça trĂšs faible et longuet. Le moment titanic avec plein de flotte Ă  la fin est bof et les dialogues pareil. Dommage , les deux premiĂšres saisons Ă©taient bien plus sympa.

Pssica : mini série Brésilienne réalisé par les réal de la Cité de Dieu. TrÚs trÚs angoissante et bien jouée. La photo est trÚs belle , comme la série se passe entre le nord du Brésil et la Guyane française on a un contraste assez bien mis en scÚne entre la nature superbe et la violence de la vie là bas. Ya que 4 épisodes et je conseille franchement .

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La série créditée pour une vraie campagne de pub :niais:

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Ça donne quoi Fallout saison 2 ?

moyen