💬 Le topic BD de Gamerama - aka la rubrique nĂ©cro de Beauce

Ben c’est l’idĂ©e, je vais vous faire bouffer du Michel Vaillant cet Ă©tĂ©. On a juste couvert 15 albums sur 70 (spoiler: ça ira plus vite sur les derniers)

J’hĂ©site entre une France et une Fontainebleau pour ma commande de rentrĂ©e.

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C’est marrant que tu fasses des refs Ă  Trucs en vrac parce que c’est exactement la raison pour laquelle je n’ai jamais lu Michel Vaillant, par peur que ça soit complĂštement ridicule et dĂ©modĂ©.

Mais trĂšs content de me rendre compte que j’avais tord en lisant tes rĂ©sumĂ©s (bon sauf peut-ĂȘtre le mĂ©chant lĂ  j’avoue c’est la roue libre, mais belle occaz de me rappeler du side kick dans Trucs en vrac), merci pour cette saga de l’étĂ© de qualitay :jap:

OuĂ©, alors attention, qu’il n’y ait pas maldone. Michel Vaillant, ça reste un hĂ©ros du journal Tintin. C’est un boyscout qui va Ă  la messe de NoĂ«l, qui appelle ses parents « PĂšre » et « MĂšre », qui a aucun problĂšme dans la vie
 La sĂ©rie contrairement Ă  ce qu’on pourrait croire pour du sport auto est super verbeuse, elle privilĂ©gie le happy end
 Bref, par beaucoup d’aspects, elle mĂ©rite les critiques qui lui sont portĂ©es. La « nouvelle saison » lancĂ©e il y a quelques annĂ©es avec de nouveaux auteurs prend une approche plus moderne et radicalement diffĂ©rente. Mais on y reviendra Ă©galement.

Aujourd’hui, en ce qui concerne l’originale, sans l’aspect nostalgie, c’est pas forcĂ©ment une sĂ©rie dans laquelle je recommanderais de se lancer.

Mais ce que j’essaie de montrer, c’est qu’au delĂ  de tout ça, oui, il y a des vraies qualitĂ©s techniques et narratives dans cette bd, assorti d’un vrai fond pour les passionnĂ©s de sport auto et des chouettes albums au final. C’est pas pour rien qu’elle a survĂ©cu jusqu’à nous.

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D’ailleurs, pour illustrer ce point, j’avais oubliĂ© de le prĂ©ciser mais Yves DoulĂ©ac, futur pilote Vaillante, apparaĂźt dans Route de Nuit (publication dans le journal Tintin en 1960).
Yves DoulĂ©ac, c’est un peu la tĂȘte brĂ»lĂ©e de la team, le ptit jeune avec une attitude de rebelle. Le mauvais garçon, quoi.

Voilà à quoi ça ressemble:

Maman au bord de la syncope.

« Acab, non mais sans blague! Â»

Il porte un blouson noir et il a des cheveux qui dĂ©passent les deux centimĂštres, houlĂ , c’est vraiment un bad boy!

On est vraiment dans l’hebdo formateur de la jeunesse. Vous vous doutez bien que ça va ĂȘtre une cible facile pour les Gotlib and co.

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Incroyable, merci, la prochaine fois, la mĂȘme avec Blueberry ou Blake et Mortimer stp

En les revoyant, je me rappelle trùs bien de tous ces passages de L’Honneur du samouraï. Le Pilote sans visage est intriguant.
Le film Ă©tait sans aucun intĂ©rĂȘt de mĂ©moire, mĂȘme Ă  12 ans.

C’est le cobra commander.

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Oui, je me souviens que j’avais dit que je ferai B&M, ce sera pour une prochaine fois.
Blueberry, y’a du potentiel aussi mais c’est une sĂ©rie dont la qualitĂ© est plus constante, sauf peut-ĂȘtre Ă  la toute fin.

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Je crois qu’on avait dĂ©jĂ  eu cette discussion sur Blueberry mais j’avais personnellement apprĂ©ciĂ© la toute fin (les deux derniers albums), c’était plus le dĂ©veloppement entre Mister Blueberry et Geronimo l’Apache oĂč je trouvais qu’on Ă©tait plus dans du Blueberry mais dans une reconstitution de l’affaire OK Corral.

Le pic de la sĂ©rie se situe cependant entre Le Cheval de fer et Angel Face (mĂȘme si j’aime Ă©normĂ©ment les 6 premiers tomes).

Pour Blake et Mortimer, j’ai achetĂ© et lu depuis l’an dernier les tomes post-Marque Jaune conçus par Jacobs (donc jusqu’aux 3 formules de Sato) et j’ai globalement tout adorĂ© (moins que les 3 premiĂšres aventures quand mĂȘme).

J’aime un peu moins Le PiĂšge diabolique, malgrĂ© mon amour des voyages temporels dans la fiction, parce qu’à force d’éplucher diffĂ©rentes Ă©poques, ça donne un dĂ©veloppement trop prĂ©cipitĂ© de l’intrigue principale.

J’ai relu les B & M post-Jacobs que je possĂ©dais (j’irais pas acheter les suivants par contre), jusqu’au Serment des 5 lords.
Il n’y a rien de comparable en qualitĂ© Ă  ce qu’à produit Jacobs (le niveau d’élaboration laisse pantois) si ce n’est que le dessin de Ted BenoĂźt lui est supĂ©rieur me semble-t-il, au moins dans les traits des personnages. Un vrai plaisir de ce cĂŽtĂ©-ci et les opus de Van Hamme avec lui sont solides.
Pour Sente et Juillard, je reste client de Voronov et des Sarcophages oĂč l’on retrouve un peu du dĂ©tail d’élaboration scientifique de Jacobs mĂȘme si certaines pĂ©ripĂ©ties semblent risibles (la princesse indienne lol) et que le dessin est plus grossier Ă  mon goĂ»t (de novice complet sur la question graphique).

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Bon allez, on s’attaque au gros morceau de la saga de l’étĂ©: Michel Vaillant dans les annĂ©es 70.

2eme partie - Les années 70 - Le summum

Ca peut paraĂźtre un peu bizarre de parler de summum aprĂšs avoir qualifiĂ© la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente d’ñge d’or. Mais disons qu’on passe ici des temps hĂ©roĂŻques Ă  une autre dimension. Si la sĂ©rie s’était effectivement arrĂȘtĂ©e Ă  la fin des annĂ©es 60, elle serait aujourd’hui vue comme un objet sympathique, vaguement culte pour les amateurs de vieilles F1 Ă  long nez.
Mais Ă  l’aube des annĂ©es 70, la sĂ©rie est installĂ©e. Jean Graton a liĂ© des connaissances voire des amitiĂ©s dans le milieu (notamment avec Jacky Ickx ou François Cevert). Les pilotes rĂ©els ne se contentent plus juste de camĂ©os « pour faire vrai Â» mais jouent un rĂŽle actif dans les dĂ©velopement des histoires. La dĂ©cennie qui s’ouvre va donc faire rentrer la sĂ©rie dans l’histoire.

On commence rapidement avec Km357. Le scĂ©nario est assez rocambolesque: sur le chantier de l’A10, un bulldozer Vaillant (car oui, Vaillant fait aussi des bulldozers) saute sur une mine. DĂ©cision logique: le pĂšre Vaillant envoie ses deux pilotes de formule 1 enquĂȘter sur place (???)

Bon, encore une fois on reste loin des circuits durant cet album qui a malgrĂ© tout l’intĂ©rĂȘt d’illustrer la modernisation, parfois brutale de la France Ă  la fin des annĂ©es 60.

Malheureusement, je ne peux pas commenter longuement le tome suivant, Le FantĂŽme des 24 heures. Apparement, il est en cours de rééedition et de renumĂ©risation et a Ă©tĂ© dans l’intervalle retirĂ© des plateformes numĂ©riques
 C’est l’occasion d’une bonne empoignade avec les bolides de la team Leader au 24h ainsi qu’un duel final avec Jacky Ickx.

Alors passons directement au suivant: De l’huile sur la piste
L’album annonce directement la couleur:

Jacky Ickx trÎnant au milieu de Michel Vaillant et de Steve Warson. Il va véritablement devenir un 3e compÚre au cours de plusieurs albums suivants mais en particulier dans celui-ci.

Apparition également de Jean-Pierre Beltoise. On discute entre potes:

Signe des temps, on parle dĂ©sormais de rajouter des ailerons sur les voitures pour augmenter leur adhĂ©rence. On commence Ă  lentement se diriger vers les formes de F1 plus caractĂ©ristiques de la dĂ©cennie qui s’ouvre:

Pour le reste, on a droit à une empoignade entre Ickx, Vaillant et Warson pour le titre mondial, avec des tensions exacerbées entre ces deux derniers:

C’est Christopher Nolan qui a Ă©crit les dialogues.

On passe en rallye dans le tome suivant, Cinq filles dans la course. L’occasion pour les femmes de gagner en importance dans l’histoire mĂȘme si elles sont principalement ici tenues au rĂŽle de copilotes. C’est le Portugal de la fin des annĂ©es Salazar qui sert de dĂ©cor, occasion de faire un peu de tourisme virtuel.

Le titre de l’album suivant pourrait difficilement ĂȘtre plus explicite. Dans RodĂ©o sur 2 roues, la marque Vaillante se lance dans la construction de moto et s’adjoint la collaboration de JoĂ«l Robert, le champion de motocross de l’époque, et Jean-Pierre Beltoise pour les Ă©preuves de vitesse.

Mais ici aussi les personnages rĂ©els ne sont pas juste lĂ  pour faire de la figuration. Dans la sĂ©quence ci-dessous oĂč il essaie de reproduire les techniques de dragues de Steve Warson, JoĂ«l Robert est complĂštement intĂ©grĂ© Ă  la dynamique comique du groupe:

Perso, j’adore le dĂ©tail de Warson qui se plonge la tĂȘte dans le journal pour Ă©chapper au malaise :pepegood:

L’album se clĂŽt sur une course de vitesse oĂč lĂ  encore, on fait pĂ©ter le name dropping:

Cette course est l’occasion pour Michel Vaillant de
 se gauffrer royalement:

Puis de subir les foudres du paternel:

J’aimerais passer rapidement sur Massacre pour un moteur qui est une sorte de tome introductif du suivant mais il y a quand mĂȘme plusieurs points Ă  relever.

DĂ©jĂ , c’est le retour du Leader, plus mĂ©chant de James Bond que jamais:

Notez l’usage du fume-cigarette

Oui, encore la mĂȘme rĂ©f, mais que voulez-vous, il coche beaucoup de cases.

Cette fois-ci, je vais détruire pour de bon les Cosmocats!!

Plus sĂ©rieusement, Vaillante s’associe dans cet album Ă  Ford pour mettre au point de nouveaux prototypes qui participeront Ă  la course Ă©vĂšnement qui se prĂ©pare. A cet effet, ils visitent les usines Ford; notez le gardien qui se retourne vers le lecteur pour l’empĂȘcher de suivre les hĂ©ros Ă  l’intĂ©rieur:

Imaginez, cela dit, le rĂ©seau et l’assise qu’avait gagnĂ©s Graton Ă  cette Ă©poque pour associer Ford (en pleine bourre Ă  l’époque, sur sa lancĂ©e des victoires au Mans ) Ă  Vaillante. On verra ainsi dans les albums qui suivent plusieurs modĂšles de « Vaillante-Ford Â» pour les Ă©preuves US.

Passons maintenant Ă  Rush, qui est un des albums les plus mythiques de la sĂ©rie. Graton y imagine une course dantesque entre le Nord Canada et la Terre de Feu. François Cevert a conseillĂ© Graton sur la rĂ©alisation de cet album. Pour l’occasion, il fait directement Ă©quipe avec Michel Vaillant:

L’album impressionne surtout pour sa partie graphique. Avec les annĂ©es et le succĂšs, en plus des sĂ©ances de repĂ©rage sur place, Jean Graton s’est adjoint les services de plusieurs assistants. Et il faut reconnaĂźtre que, tant sur les caisses que sur les dĂ©cors, le rĂ©sultat est lĂ .

Sur certaines planches, on croirait voir du William Vance dont la sĂ©rie Bruno Brazil cĂŽtoyait Michel Vaillant dans les Tintin de l’époque:

La dramaturgie n’est pas en reste comme en tĂ©moigne cette scĂšne brutale oĂč les mĂ©chants pilotes Leader plaquent la main d’un concurrent sur un pot d’échappement brĂ»lant:

Mais passons à celui que je considÚre comme LE meilleur album de Michel Vaillant: Série Noire
Jusqu’à prĂ©sent, tout roule pour Michel Vaillant. Et s’il ne gagne pas tout le temps, il reste toujours dans des dynamiques positives, sait faire contre mauvaise fortune bon coeur

Mais ici, il va enchaßner toutes les emmerdes possibles en course et se remettre profondément en question:

La narration est particuliĂšrement subtile ici, puisque la « voix off Â» se confond Ă  la fois avec les pensĂ©es du hĂ©ros et du lecteur:

Regardez la pesanteur et la tension dans l’extrait ci-dessous. AprĂšs dĂ©jĂ  plusieurs foirades, Michel s’en veut ici Ă  mort pour avoir complĂštement ratĂ© son dĂ©part. Et c’est toute la pression environnementale qui lui tombe dessus:

L’album est marquant, car plus qu’un Ă©pisode de course, c’est une vĂ©ritable Ă©preuve de vie Ă  laquelle le hĂ©ros se confronte. Une Ă  laquelle tout le monde peut s’identifier, ces moments oĂč les emmerdes volent en escadrille, quand on croit que les choses commencent Ă  aller mieux mais qu’en fait elles sont sur le point d’aller encore plus mal

C’est un album qui ne peut arriver dans une sĂ©rie qu’aprĂšs une certaine maturation. Ici, Michel Vaillant se croit fini, la presse dit que ses bonnes annĂ©es sont derriĂšre lui
 Il devient deuxiĂšme pilote dans l’écurie, songe Ă  tout envoyer balader

Pour casser la spirale de l’échec, il faudra Ă  Michel le concours de ses proches, le retour de son love interest et surtout un grand Steve Warson pour le pousser dans ses retranchements.
Un album essentiel donc et paradoxalement qui vous donne la patate quand on le referme.

Le tome suivant est beaucoup plus dispensable. IntitulĂ© Cauchemar, il semble prolonger la tournure un peu plus sombre prise avec le prĂ©cĂ©dent, mais il s’agit en fait d’un album Ric Hochet ou Michel Vaillant fait des tests de module lunaire (wtf). J’en retiens malgrĂ© tout une couverture trĂšs rĂ©ussie, typĂ©e 70es, et quelques visuels sympas:

On revient Ă  quelque chose de plus positif avec le diptyque qui suit: Des Filles et des Moteurs et Champion du monde dont les titres suffisent Ă  rĂ©sumer les albums. Il n’y a pas vraiment d’intrigue centrale ici. On va surtout suivre les pĂ©ripĂ©ties amoureuses des hĂ©ros: Yves DoulĂ©ac et Gabriele Spangenberg, Steve Warson et Ruth (la fille d’une ancienne coĂ©quipiĂšre du pĂšre Vaillant au Mans) et Michel Vaillant et Françoise pour qui c’est enfin le mariage:

A noter l’apparition du jeune StĂ©phane Collaro qui tient le micro lors de la cĂ©rĂ©monie d’annonce du mariage:

Dans le second volet
 bah, Michel Vaillant devient champion du monde (eh oui!). Je ne rĂ©siste pas Ă  vous re-partager une des quatres planches complĂštes du dĂ©but de l’album en vue cockpit Ă  Monaco (encore une fois, notez la voix off dont on ne sait pas trĂšs bien si c’est celle d’un narrateur extĂ©rieur ou les pensĂ©es de Michel Vaillant lui-mĂȘme):

La fin de l’album est assez succulente. Sur la piste dĂ©trempĂ©e de Watkins Glen, Michel a enfin le titre Ă  sa portĂ©e. Pour assurer et marquer le bon nombre de points, il faut juste que Steve Warson le laisse passer. En bon directeur de course, Jean-Pierre s’apprĂȘte Ă  passer ses consignes quand soudain:

Mdr, le vieux débloque complÚtement. Zou, envoyez-moi ça en ehpad.

Avec l’album suivant, Dans l’Enfer du Safari, Michel et Steve se lancent dans le Safari Rally au Kenya, Ă  l’époque en pleine montĂ©e de popularitĂ© et qui venait de connaĂźtre une intĂ©gration au championnat du monde des rallyes. Une compĂ©tition qui ne manquait pas de dĂ©paysement et de spectacle:

Une nouvelle occasion de se faire plaisir au niveau des décors:

Le Secret de Steve Warson est un album sympathique mais surtout important pour la comprĂ©hension des suivants. Steve y apprend en effet que Ruth, son love interest est en fait la fille du Leader (elle mĂȘme l’ignore) . Steve confronte le Leader Ă  l’issue d’une course dramatique et lui-mĂȘme concĂšde qu’il est temps de jeter l’éponge.

Dommage, il avait laissĂ© tombĂ© la tenue de Dracula. Il avait mĂȘme changĂ© de couleur de peau pour l’occasion.

L’album suivant, San Francisco Circus est un album champagne. Pour la premiĂšre fois, les hĂ©ros se lancent sur le circuit mythique de Laguna Seca (notez le trajet de l’époque, diffĂ©rent de l’actuel)

Sauf que aĂŻe aĂŻe aĂŻe, les deux Vaillantes se font voler juste avant le dĂ©part de l’épreuve. Graton va donc Ă  la place nous offrir une course-poursuite dans les rues de San Francisco:

On sent que les Bullit et autres Dirty Harry étaient passés par là.

A noter que la moitiĂ© de l’album Ă©tant consacrĂ©e Ă  la course poursuite, Graton n’a plus la place de conclure proprement l’intrigue et doit balancer un pavĂ© de texte sur la derniĂšre page pour s’en sortir :afrojojo:

J’ai beaucoup d’affection pour le tome suivant, Le Prince Blanc (rangez vos queues les droitards, c’est pas ce que vous pensez) qui se dĂ©roule dans l’univers de la formule 1 oĂč un aristo arriviste dĂ©barque avec sa propre Ă©curie et met Ă  l’amende l’integralitĂ© du paddock. Triche-t-il? Ou est-il incroyablement douĂ©?
Bon, déjà, la couv claque:

En couleur directe, elle a été réalisée par Dany comme celles des 2-3 tomes qui suivent.

L’histoire est trĂšs sympa Ă  suivre. Par ailleurs, le changement d’époque est dĂ©sormais parfaitement accompli: aux cĂŽtĂ©s de Michel et Steve, ce sont dĂ©sormais les noms de Regazzoni, Hunt, Lauda
 qui apparaissent.

Je passe rapidos sur le diptyque suivant, Les Jeunes Loups et La RĂ©volte des Rois qui sont des tomes sympas, illustrant la montĂ©e en puissance de la nouvelle gĂ©nĂ©ration (Graton y met en valeur Patrick Tambay et Pierre DieudonnĂ©) ainsi que La Silhouette en colĂšre (un album montrant qu’Yves DoulĂ©ac reste encore un petit con malgrĂ© tout) parce que je veux consacrer plus de temps Ă  l’arc final de la dĂ©cennie.

On commence avec KO pour Steve Warson. Steve y retrouve Ruth et dĂ©veloppe une relation romantique avec elle. Il tombe donc de trĂšs haut en fin d’album en apprenant que Ruth a dĂ©couvert le secret de ses origines et a dĂ©cidĂ© de reprendre la succession de son paternel.

Je vous ai dit que c’était Nolan qui Ă©crivait les textes?

Bref, Steve disparaüt dans la nature à la fin de l’album, laissant ses potes et sa team en plan.

C’est Jean-Pierre Vaillant qui se retrouve donc en premiĂšre ligne dans Le GalĂ©rien. Au four et au moulin, gĂ©rant les sponsors, les lubies du pĂšre Vaillant et la disparition de Steve, on sent que JP se prĂ©pare un bon AVC.

Graton continue de faire évoluer sa technique narrative, en brisant le 4Úme mur à plusieurs reprises pour accompagner sa voix off:

Voyez le geste de tĂȘte, la scĂšne s’interrompt pour s’adresser directement au lecteur:

Graton entame Ă©galement un crossover avec son autre sĂ©rie de l’époque, Julie Wood, puisque le frĂšre de celle-ci vient jouer les intĂ©rims de Steve et permet Ă  Michel Vaillant de conquĂ©rir un nouveau titre mondial.

Toujours pas d’info sur le destin de Steve dans le tome suivant, Un Pilote a disparu. Un titre Ă©quivoque puisqu’il peut Ă  la fois dĂ©signer Warson mais plus sĂ»rement Gabriele Spangenberg qui se fait enlever pendant les 24h du Mans.

Il faut attendre L’Inconnu des Mille Pistes pour que Michel retrouve enfin la trace de Steve.
Et là, c’est le drame! Regardez moi l’incroyable vent que Steve balance dans la tronche de Michel:

Warson pue la classe internationale dans cet album avec son look de hippie et son regard bleu acier. Il finira tout de mĂȘme par se mettre d’accord avec Michel pour revenir au bercail:

Mais de retour à Paris, c’est le deuxiùme effet Kiss Cool. Ca spoile mais je vous mets la planche entiùre qui vaut son pesant de cacahouùtes:

On n’a jamais vu Michel Vaillant tomber de si haut.
La morgue de Jean-Pierre, le vertige de Michel, Steve qui joue son va-tout. Une des meilleures scÚnes dramatiques de la série.

Le cycle se conclue comme annoncé par Steve Warson contre Michel Vaillant.
Dans cet épisode, Michel est dans la course au titre contre
 Gilles Villeneuve.

Mais, coup du sort, Steve Warson signe en cours de saison chez Ferrari et devient coĂ©quipier de Villeneuve (imaginez la street cred de Graton Ă  l’époque pour qu’Enzo Ferrari laisse faire ça)

Ah la rage! Jean-Pierre en explose le 4e mur en mille morceaux:

On voit dùs la couv le look que va adopter Steve Warson, avec un casque macabre et un regard dur et froid qui ne le quitte jamais tout au long de l’album:

Et c’est bien la froideur de l’ange de la mort que Steve va avoir quand le destin du championnat tombera entre ses mains.

FidÚle à sa nouvelle écurie, Steve couronne finalement Gilles Villeneuve et Ferrari.
Le cycle et la décennie (on est déjà en fait en 1981) se referment donc sur un goût amer pour la team Vaillante.

Steve et Michel finiront-ils par se reconcilier? Quels défis attendent nos héros dans cette jeune décennie des années 80?
Vous le saurez bientĂŽt.

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:laporte:

Un petit cĂŽtĂ© Le Salaire de la peur/Sorcerer sur l’album Rush

Cevert est moins BG que dans la rĂ©alitĂ©, ça a dĂ» ĂȘtre spĂ©cial d’intĂ©grer certains jeunes pilotes qui sont dĂ©cĂ©dĂ©s peu de temps aprĂšs.
Et couronner Villeneuve dans la BD :pepe:

Oui, je reviendrai plus tard sur cet aspect des choses (les pilotes dĂ©cĂ©dĂ©s). Notamment Cevert qui Ă©tait devenu un proche de Graton de ce que j’ai lu.

Bien vu pour le Salaire de la peur (Sorcerer est sorti bien aprĂšs Rush). La rĂ©fĂ©rence n’est pas revendiquĂ©e mais on peut lĂ©gitimement penser que Graton l’avait dans un coin de la tĂȘte quand il a fait l’album.

Parfois, c’est plus explicite. Par exemple, dans San Francisco Circus, Graton fait apparaĂźtre Karl Malden et Michael Douglas, les protagonistes de la sĂ©rie Les Rues de San Francisco.

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Ah, les annĂ©es 80. C’est l’époque oĂč on voit apparaĂźtre en F1 des noms tels que Keke Rosberg, Nelson Piquet, Gerhard Berger, Nigel Mansell
 Et c’est bien sĂ»r l’émergence du duel Prost-Senna.
D’autant que les Français squattaient les siùges en F1 avec en plus d’Alain Prost, Didier Pironi, Patrick Tambay, Jacques Laffite, Jean-Pierre Jarier ou encore Jean-Pierre Jabouille.
Impatient de voir ce que Graton va nous sortir avec un tel matériau


3eme partie - Les années 80 - Faux plat

Pas de F1 pour commencer puisqu’on entame la pĂ©riode avec Rallye sur un Volcan. Un tome qui vaut surtout pour sa mise en scĂšne sur l’ïle de la RĂ©union. DĂ©cor grandiose, rencontre avec les personnalitĂ©s locales
 on s’y croirait.

Mais sinon, que ce soit en termes d’intrigue ou de course, rien de bien fantastique à se mettre sous la dent dans cet album.

On retourne en Formule 1 avec Rififi en F1, un album qui se base sur un authentique conflit entre fédération sportive et alliance des constructeurs qui eut lieu entre la fin des années 70 et le début des années 80:

Vous pouvez en savoir plus ici: Conflit FISA-FOCA — WikipĂ©dia
Je vous invite Ă©galement Ă  voir la page wikipedia de Jean-Marie Balestre. C’est un destin
 intĂ©ressant.

Bref, la situation donne naissance à deux championnats parallùles: l’un soutenu par la FISA et l’autre par la FOCA.
Cette annĂ©e, Vaillante dĂ©cide de ne pas ĂȘtre prĂ©sente en F1. Au lieu de ça, Michel Vaillant signe chez Renault comme troisiĂšme pilote! L’occasion de voir apparaĂźtre en piste les fameuses silhouettes des voitures jaunes et blanches dont l’une Ă©tait pilotĂ©e par un certain Alain Prost.

Michel se retrouve donc dans le championnat FISA et Steva Warson signe chez Lotus dans le championnat FOCA.
Au fur et Ă  mesure de l’album, la situation devient chaotique et on dĂ©cide de rĂ©gler ça par un grand prix rĂ©unissant les meilleurs pilotes des deux championnat. A l’issue de la course Michel et Steve franchissent la ligne d’arrivĂ©e en mĂȘme temps! Ils montent tous les deux sur le podium et sont RECONCILIES!!

Sauf que
 tout ça, c’était du pipo.

On tient donc un album qui se retcon lui mĂȘme Ă  la derniĂšre page! Pas sĂ»r Ă  la fin si on le range dans la bibliothĂšque pour les bonnes scĂšnes de course qu’il nous offre ou si on l’envoie Ă  la poubelle pour le foutage de gueule.

On repasse au rallye, et pas n’importe lequel, avec le tome suivant: Paris-Dakar. Michel va retrouver Steve (pour de vrai cette fois) qui l’invite à le rejoindre sur les pistes du Sahara.
L’évĂšnement créé par Thierry Sabine en 1978 Ă©tait alors en pleine ascension. Steve et Michel y retrouvent notamment Jacky Ickx faisant Ă©quipe avec
 Claude Brasseur.

Ce tandem a vĂ©ritablement existĂ© et remportera d’ailleurs l’édition 83.

Mais leur route croise Ă©galement celle de Julie Wood, l’autre hĂ©roĂŻne de Jean Graton qui dĂ©barque donc chez Michel Vaillant aprĂšs l’arrĂȘt de sa propre sĂ©rie. Et entre Steve et Julie, c’est le dĂ©but d’une romance Ă©maillĂ©e de quelques instants pas trĂšs me too compatibles.

Erf


On rebascule en F1 avec 300 à l’heure dans Paris. Jean Graton y imagine un Grand Prix se tenant dans les rues de Paris:

Steve Warson a rejoint la team Vaillante (on nous explique en deux lignes que Jean-Pierre a passĂ© l’éponge
 bon, admettons) mais Michel est Ă  cĂŽtĂ© de ses pompes pendant les essais. Il a en effet reçu des photos compromettantes -fausses, bien entendu- l’affichant avec son ancienne secrĂ©taire et fait l’objet d’un chantage s’il devait gagner la course.
Mais Françoise mise au courant décidera de faire confiance à son mari et Michel va effectuer la remontée du siÚcle pour arracher la victoire.

C’est la seule fois oĂč vous verrez Jacques Chirac dans un album de Michel Vaillant
 mais aussi la seule fois oĂč vous verrez Prost sans son casque.

Changement de destination avec Rendez-vous Ă  Macao. L’album est plutĂŽt ok et reprend les ingrĂ©dients de la sĂ©rie: des jolis dĂ©cors, que ce soit Ă  Hong Kong, Macao ou en Chine, des courses endiablĂ©es (avec une course moto pour Julie Wood), des rencontres avec des personnages rééls (ici, Teddy Yip, le crĂ©ateur du Grand Prix de Macao, mais Ă©galement apparition de Paul Belmondo)


Par contre, c’est quoi cette couv?

Michel Godzilla Vaillant déglingue une jonque avec ses poings? Et pourquoi Steve se planque derriÚre Julie?

Bon, mettons ça sur le compte d’une erreur de parcours et passons à l’album suivant Steve & Julie. Infatigable coureur de jupons, Steve se demande s’il n’est pas temps pour lui de se caser avec Julie.

Petit rappel au passage que vous ĂȘtes bien dans les 80es.

L’album suit surtout Julie qui fait ses premiĂšres armes derriĂšre un volant. Elle croise notamment Jean Rondeau, pilote et patron d’écurie, vainqueur des 24 heures du Mans 1980 au volant de sa M379.

A ce jour, Jean Rondeau reste le seul pilote-constructeur à avoir gagné les 24h au volant de sa propre voiture.

Mais revenons à Julie qui se retrouve inconsciente à l’hîpital suite à une sortie de piste. Steve accourt à son chevet pour lui dire combien il tient à elle, et là:

Yes, ils sont casés!

Nos deux tourteraux vont fĂȘter ça en se lançant Ă  l’assaut du rallye du Portugal (mmh, dĂ©jĂ  vu) dans l’Homme de Lisbonne. Un album un peu hybride oĂč Michel Vaillant s’improvise agent secret pour faire Ă©chec Ă  une tentative d’espionnage industriel. On alterne cette intrigue avec des sĂ©quences de rallye pour un rĂ©sultat solide techniquement mais pas bien convaincant.

Le tome suivant, Racing Show, se dĂ©roule Ă  Bruxelles. On revient plus franchement sur un album Ric Hochet: Julie se fait enlever par les Leaders, Steve et Michel vont donc aller la dĂ©livrer, non sans l’aide de Bob Cramer qui continue sa rĂ©demption timidement entamĂ©e dans Le Secret de Steve Warson.

On appréciera encore une fois la minutie des décors et le rendu des caisses mais on reste un peu sur notre faim cÎté scénar.

Et ça ne s’arrange pas avec Panique Ă  Monaco. On revient en Formule 1 au Grand Prix de Monaco oĂč un inconnu menace de faire sauter des bombes dans les tribunes. Bref un nouvel album Ric Hochet. Sauf que Ric Hochet (et le lecteur) aurait Ă©lucidĂ© l’affaire en 10 pages. On doit donc subir les 40 restantes Ă  attendre que les acteurs de l’histoire comprennent ce que tout le monde a dĂ©jĂ  compris. Michel Vaillant fait d’ailleurs plus office de second rĂŽle dans l’histoire et on s’ennuie ferme. Premier album de la sĂ©rie que j’ai vraiment trouvĂ© mauvais pour ma part.
A noter que Pierre DieudonnĂ©, apparu dans l’album Les Jeunes Loups, est toujours prĂ©sent, ici en formule 3, et toujours qualifiĂ© d’espoirs:

Sauf qu’à la sortie de l’album en 1986, Pierre DieudonnĂ© a dĂ©jĂ  39 ans et est plutĂŽt en fin de carriĂšre. Il faut donc espĂ©rer que la team Vaillante a d’autres « espoirs Â» pour le futur. A noter cependant que Pierre DieudonnĂ© Ă©tait un compĂ©titeur rĂ©gulier au Mans notamment pour la team Mazdaspeed jusqu’en 1991.

Approche trompeuse dans l’album suivant, Irish Coffee. A la fin de la deuxiĂšme page, on pense ĂȘtre parti pour un duel entre Prost et Vaillant:

Sauf que non. DĂšs la page suivante, on va suivre le pĂšre Vaillant qui embarque pour l’Irlande pour rĂ©pondre Ă  l’appel d’un vieux camarade. Il s’ensuit une intrigue une fois de plus cousue de fil blanc mais pas dĂ©sagrĂ©able Ă  suivre, notamment grĂące Ă  une course des ancĂȘtres dans les dĂ©cors irlandais.

On ne voit pas beaucoup plus Michel Vaillant dans le tome suivant, CatĂ©gorie Poids Lourds. L’album semble en effet constituĂ© de deux histoires sĂ©parĂ©es fusionnĂ©es en une seule: une premiĂšre partie avec Yves DoulĂ©ac et Gabriele Spangenberg qui rĂ©solvent une sombre histoire de vol de poids lourds sur 30 pages, puis une seconde avec une course de camions sur les 10 pages restantes.

Graton colle encore une fois Ă  l’actualitĂ© puisque le championnat d’Europe de courses de camions venait d’ĂȘtre créé en 1985.
Un album dispensable, cela dit, Ă  moins d’ĂȘtre fan de semi-remorques.

Bon, Ă  ce stade, ça fait deux-trois albums que Michel Vaillant ne fout plus grand chose. Mais la sĂ©rie reprend un peu de couleurs avec Le DĂ©fi des Remparts. La marque Vaillante organise une manifestation retrospective sur le Circuit des Remparts Ă  AngoulĂȘme. Un Ă©vĂšnement accueilli par le maire de l’époque, Jean-Michel Boucheron.

LĂ  aussi, je vous invite Ă  voir la page Wikipedia du bonhomme puisqu’il connaĂźtra un avenir mouvementĂ© ponctuĂ© par une fuite en Argentine.

On prend plaisir Ă  revoir les vieux modĂšles et les vieilles connaissances, rĂ©elles et imaginaires, qui reviennent sportivement croiser le fer avec la famille Vaillant. MĂȘme Albert Uderzo est prĂ©sent au volant d’une de ses Ferrari.

Mais au fait, ils ont quel Ăąge, Michel et Steve??

Pour pimenter ces joutes amicales, un quatuor de pilotes mystérieux viendra défier les Vaillants:

Bref, un album plutÎt cool, bourré de références aux précédents, tout en faisant la part belle aux courses.

L’album suivant, Le CaĂŻd de Francorchamps, semble ĂȘtre une reprise du Prince Blanc, mais au lieu d’un aristo britannique qui vient bousculer la hiĂ©rarchie en F1, on a un gros cowboy texan mal dĂ©grossi.

OuĂ©p, c’est bien une Testarossa Spider. Ah, les 80es


On retrouve la marque de la sĂ©rie avec les pilotes de l’époque qui rivalisent sur le circuit de Spa:

Mais bon, on se rendra vite compte que le CaĂŻd en question est en fait un gros naze et tout finira bien.

La dĂ©cennie se referme avec F3000, la catĂ©gorie qui avait remplacĂ© la Formule 2 Ă  l’époque. La rumeur de retraite prochaine de Michel plane sur les circuits et il se murmure que les frĂšres Vaillant recherchent son successeur en F3000.

L’album se dĂ©roule sur le circuit urbain de Pau et a presque une approche documentaire sur celui-ci et le milieu de la F3000 en gĂ©nĂ©ral.

Pas mal de scĂšnes de course dans cet album mais il faut bien reconnaĂźtre qu’il est plus difficile de se passionner pour les seconds couteaux que pour les stars de l’époque.

Et quid du successeur de Michel Vaillant? Ah bah y’en a pas, c’était juste un troll


.
Trop tĂŽt pour en parler? Quel est ton Ăąge, Michel?

Au final, que retire-t-on de cette décennie?
Quelques albums sympas, quelques vrais ratages, mais pas vraiment d’albums qui sortent du lot comme auparavant.
Si techniquement ils restent de bonne facture, on est moins surpris et on ne retrouve pas les morceaux de bravoure narratifs de la dĂ©cennie prĂ©cĂ©dente. Les pilotes rĂ©els (problĂšme de droits qui commençaient Ă  apparaĂźtre peut-ĂȘtre?) paraissent Ă©galement en retrait.
Bref, la sĂ©rie semble Ă  se stade s’ĂȘtre engagĂ©e sur un faux plat. Elle continue sa route, poussĂ©e par l’inertie de ses forces traditionnelles (ancrage dans le rĂ©el, dĂ©cors, rendu des caisses
) mais sans plus chercher Ă  grapiller les dixiĂšmes de secondes nĂ©cessaires pour battre le record du tour.

Va-t-elle se ressaisir dans les annĂ©es qui suivent ou la pente va-t-elle s’accĂ©lĂ©rer?

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J’imagine que la pente va fortement s’accĂ©lĂ©rer. Ça se sent rien qu’aux extraits que tu postes que la sĂ©rie baisse de qualitĂ©.

Pas d’hommage sur la mort de Villeneuve du coup ?

J’avais dĂ©jĂ  vu passer la fiche Wiki de Balestre mais pas mal la tĂȘte de la FIA d avoir enchaĂźnĂ© deux simili nazis Ă  la suite, Balestre puis Mosley :laporte:

Oui, la rĂ©ponse ne fait malheureusement pas grand doute. Mais vous allez voir qu’on va creuser assez profond quand mĂȘme.
Quand les qualitĂ©s des albums deviennent « jolis dĂ©cors et belles caisses », c’est en effet pas bon signe.
Et autant en revenant sur la dĂ©cennie 70, je me dis que j’ai oubliĂ© de parler de ceci ou que j’aurais pu dĂ©tailler plus cela
 Autant pour les annĂ©es 80, c’est pas vraiment le cas. Plus de plans fixes gĂ©niaux, moins de 4e mur, etc

Rien sur Villeneuve, non, la mort sait se faire discrĂšte dans Michel Vaillant quand il le faut.

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Oui c’est vrai que ça aurait Ă©tĂ© putassier d’exploiter la mort pour tirer des larmes mais je voyais bien un petit hommage pour Villeneuve ou pour Pironi.

Le seul qui y a eu droit, c’est Senna. Mais je ferai un point spĂ©cifique lĂ  dessus.

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le méchant chinois est toujours là ?

Il s’est retirĂ© dans Le Secret de Steve Warson et il a Ă©tĂ© remplacĂ© par sa fille, Ruth.
Dans KO pour Steve Warson, elle confirme l’avoir retrouvĂ© agonisant sur son lit de mort.
Donc dans les années 80, on ne le voit plus.

Mais est-ce vraiment fini, fini?
Réponse dans la 4e partie.

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