Blutch sait
ce regard dâenfant perdu, adressĂ© directement au lecteur ![]()
Câest chaud, le mec a vraiment pris 3 minutes pour rĂ©aliser la couv.
Bon, câest lâĂ©tĂ©, le moment de parler bd et se replonger dans une bonne grosse sĂ©rie classique.
Et ce coup-ci, on va se lancer dans⊠Michel Vaillant (jâai eu envie de me retaper quelques albums vu que jâĂ©tais dans une pĂ©riode 24h du Mans, Gran TurismoâŠ).
Câest une sĂ©rie connu de tous, Ă la fois trĂšs populaire mais Ă©galement trĂšs critiquĂ©e pour son classicisme (rien que le nom du hĂ©ros, câest tout un programme). Elle sera par exemple gentiment moquĂ©e par Goscinny ou Greg pour ses clichĂ©s narratifs.
Mais je trouve que derriÚre son héros bcbg avec sa morale à toute épreuve, il y a beaucoup à dire sur cette bd.
Avant de se lancer dans une rĂ©cap des albums, arrĂȘtons-nous le temps dâun post sur le premier dâentre eux, le Grand DĂ©fi, qui pose toutes les bases et tous les codes de la sĂ©rie.
Le Grand Défi est le premier album de Michel Vaillant mais pas la premiÚre histoire puisque le héros apparaßt dans le journal Tintin dans des histoires courtes en 1957.
La prĂ©publicaiotn dans le journal a lieu en 1958. Câest lâĂ©poque oĂč les pilotes devaient sprinter jusquâĂ leurs voitures pour le dĂ©part 24h du Mans (dâoĂč la couv), les stars de lâĂ©poque sâappelaient Fangio, Phil Hill (amĂ©ricain, vainqueur des 24h 1958, champion du monde F1 1961), Stirling Moss, Jean Behra, Jack Brabham ou Bruce McLaren.
Pour Jean Graton, cette premiĂšre histoire longue va ĂȘtre lâoccasion de convoquer tous les mythes de la compĂ©tition automobile: les 500 miles dâIndianapolis, la F1 au NĂŒrburgring, les 24h du Mans⊠Tels seront les terrains dâaffrontement entre le Français Michel Vaillant et lâAmĂ©ricain Steve Warson pour dĂ©cider qui des EuropĂ©ens ou des AmĂ©ricains ont les plus gros cylindres dans le moteur.
On découvre donc la famille Vaillant:
Michel, le pilote de génie, dégaine de gendre idéal, petite mÚche à la Clark Kent:

Jean-Pierre, le frÚre, plus cérébral, celui qui rÎde la mécanique:

Papa Vaillant, le patron de la marque, dur mais aimant et juste:

Maman Vaillant, dont le rĂŽle consiste principalement Ă se morfondre que ses petits montent dans ces machines du diable:
PremiÚre chose, Michel Vaillant se passe dans le monde réel: les Vaillantes affrontent de vraies voitures et les héros de papier croisent de vrais pilotes:
Pat Flaherty et Sam Hanks sont de vrais pilotes des annĂ©es 50. Regardez moi ces physiques dâacteurs hollywoodiens. Câest ce genre de gars qui va servir de modĂšle pour le personnage de Steve Warson:
Ici, un Peter Collins beaucoup moins beau gosse que dans la réalité:
CÎté caisses, le travail de documentation est exhaustif et précis:
Imaginez quâil recrĂ©ait tout ça dâaprĂšs photo sans internet Ă portĂ©e de main (et vu lâangle et les dĂ©tails, trĂšs possible que ce soit trĂšs prĂ©cisĂ©ment cette photo qui ait servi de rĂ©fĂ©rence Ă Jean Graton):
(je vous poste pas une photo de chaque caisse, vous avez compris le truc)
Second point important, la technique narrative. Comme vous le voyez sur lâimage plus haut, la sĂ©rie sacrifie au cadre textuel Ă la Blake & Mortimer. Mais elle sait Ă©galement trouver ses propres codes, notamment lors de la prĂ©sentation des circuits:
(petit cassage de 4e mur au passage, encore timide, mais ça deviendra plus systématique par la suite)
Câest en course que dessins, texte et onomatopĂ©es donnent des scĂšnes spectaculaires:
Mais la vĂ©ritable technique signature de Graton, câest paradoxalement le plan fixe, dont je ne me souviens pas lâavoir vu utilisĂ© de façon aussi systĂ©matique et convaincant dans les autres bd de lâĂ©poque.
Ici par exemple, pour souligner lâaspect froid et monolithique de Warson lors de la premiĂšre rencontre:
Ou au contraire pour souligner les changements dâexpression, ici dans une scĂšne plus burlesque qui ne manquera pas de faire lever les sourcils de nos jours:
HEIN??!
Mais cette technique est également utilisée avec succÚs dans les scÚnes de course, ici pour illustrer un dépassement:
Ou lĂ pour un accident:
(notez comment les traits mais surtout les onomatopées impriment le mouvement).
En 1958, Jean Graton nâest plus un jeunot (il a 35 ans) mais on sent quâil a trouvĂ© sa voie avec cette sĂ©rie. Câest donc parti pour 70 albums (les Tuniques Bleues en ont 69, Ric Hochet a atteint 78) qui vont avoir un impact Ă©norme sur le jeunesse (Alain Prost raconte que ça lâa inspirĂ©), avec ses grands moments⊠mais aussi des plus gĂȘnants.
On y reviendraâŠ
Lâutilisation des onomatopĂ©es est trĂšs manga. Câest marrant Ă voir pour une sĂ©rie aussi vieille.
Sinon jâavais des jouets Michel Vaillant qui Ă©taient super et jâai souvenir dâune sĂ©rie animĂ©e, mais peut ĂȘtre que je me trompe.
GĂ©nial comme dâhab, merci chef.
Tu lâĂ©voques rapidement, câest le fait que la sĂ©rie sâintĂšgre dans la « vraie vie » qui me fascinait gamin. Je nâai jamais eu dâalbum de Vaillant, mais jâen ai lu occasionnellement, quand jâen trouvais Ă la bibliothĂšque ou de passage Ă droite Ă gauche (chez les copains des parents, je demandais souvent sâils avaient des BD pour tuer le temps), et le fait de voir Alesi et Vaillant dans la mĂȘme course, câĂ©tait assez dingue comme sentiment dâexcitation (surtout que câĂ©tait un Ăąge oĂč je suivais pas mal la F1). Et le fait que selon les albums, on changeait de sport auto, ça contribuait aussi Ă rendre la sĂ©rie aussi Ă©trange quâattirante pour moi
Ăa + la caresse de mon chauvinisme, avec une Ă©curie française qui gagnait tout (mĂȘme vibe que Tanguy et Laverdure, que je prĂ©fĂ©rais Ă Buck Danny justement pour cette raison).
Oui mais cet ancrage dans le rĂ©el finit par poser des problĂšmes de temporalitĂ©, jâen reparlerai.
Et sinon, mĂȘme si les Vaillantes tiennent le haut du pavĂ©, câest pas Captain Tsubasa non plus. Il y a la gagne mais aussi la lose et ça donne certains des albums les plus interessants.
Jâavais deux albums de Michel Vaillant, un que jâai du lire une fois et dont je crois que le titre Ă©tait Steve Warson quelque chose, et lâautre câĂ©tait LâHonneur du samouraĂŻ, avec un pilote japonais kamikaze, jâadorais cet album par contre, relu de nombreuses fois entre 7 et 12 ans. Ăa collait avec la pĂ©riode oĂč je suivais Ă fond la F1 avec mon pĂšre.
Câest trĂšs boyscout dans lâesprit donc je comprends que ça faisait ricaner des grands auteurs comme Goscinny. Mais ces personnages hĂ©roĂŻques, nobles jusque dans la dĂ©faite apportaient pas mal dâĂ©motions. LâesthĂ©tique F1 des annĂ©es 60, ça en jette.
TrĂšs bien, lâHonneur du Samurai, mais le gars nâest pas du tout kamikaze. Câest une fausse impression quâon garde dâune lecture lointaine (pareil, je lâavais lu vers 10 ans), notamment Ă cause de la couverture (on a lâimpression quâil jette sa voiture sur Michel Vaillant).
Par contre le gars mets son honneur au dessus de tout et ça clashe complĂštement avec la mentalitĂ© boy scout de MV. Un des premiers albums oĂč on le voit dĂ©stabilisĂ© et perdre ses nerfs.
Ah et sinon, my bad. Jâai retrouvĂ© la sĂ©quence Ă laquelle je pensais et les textes Ă©taient de Hubuc et non Goscinnny.
Quand les hĂ©ros de lâĂ©poque sâappelaient Michel Vailant, Marc Dacier ou Jean Valhardi, yâavait moyen de se faire plaisir.
Vous trouverez ce passage dans les Trucs en Vrac de Gotlib. Si pas dĂ©jĂ fait, allez-y, câest trĂšs drĂŽle.
Le truc du nom des personnages câest exactement ça dans le monde du manga encore souvent aujourdâhui.
Ah, vu que câest japonais, je mâen rends moins compte. Mais il sâappellent pas tous Shin de toute façon ?
Justement Shin câest gĂ©nĂ©ralement « vrai » « pur » « droit » « cĆur ». ![]()
super debrief, Ă faire plus souvent
histoire vraie : jâai eu un collĂšgue (jeune) qui sâappelait michel vaillant
Jâallait lâĂ©voquer en voyant ton post, câĂ©tait surtout Gotlib qui sâĂ©tait le plus foutu de ces hĂ©ros boyscout des annĂ©es 60. Tout le passage que tu cites est par ailleurs dans la compilation lâĂtĂ© des BD de Shell de 94.
Dâailleurs en plus dâune critique de lâextrĂȘme droite, on peut voir aussi une perversion des superhĂ©ros boyscout des comics amĂ©ricains dans Super Dupont.
https://www.actuabd.com/+La-statue-de-Rene-Goscinny-vandalisee+
Un blasphĂšme qui ne saurait rester impuni
Une parcelle laissĂ© a lâabandon par des fonctionnaires et dĂ©gradĂ© par des debiles, qui est surpris ?
Ah ouĂ©, lâĂ©volution sur Google Streets⊠![]()
Allez, on passe aux albums de Michel Vaillant et vu quâil y en a 70, ça va ĂȘtre longâŠ
1ere partie - Les années 50-60 - Golden et Silver Age
Je ne reviens pas sur Le Grand DĂ©fi dĂ©jĂ vu dans les largeurs. DĂšs 1959, Graton enchaĂźne avec un autre album appelĂ© Ă devenir mythique, Le Pilote sans Visage. Graton y renforce la dramaturgie de ses histoires avec lâapparition de ce pilote mystĂ©rieux qui en fait baver aux Vaillantes. On travaille lâentrĂ©e en scĂšne des persos, il manquerait presque un encart avec leur primes en millions de berries.
Voir Ă©galement cette apparition de Warson en bas de page, sĂ»rement accompagnĂ©e dâun « A suivre » dans la publication journal:
Au delĂ de ça, deux points importants dans cet album: la confirmation de la rĂ©partition des rĂŽles (Jean-Pierre dans le paddock plutĂŽt que derriĂšre un volant, Warson devient un pilote Vaillante aux cĂŽtĂ©s de MichelâŠ) et lâapparition de pilotes soviĂ©tiques. On sent que le contexte de guerre froide est un thĂšme qui va travailler Graton pendant toute la dĂ©cennie.
Ces pourritures communistes ne reculent décidément devant rien.
A noter Ă©galement un crossover avec une autre bd (Jari, complĂštement oubliĂ© depuis) mais encore une fois, le procĂ©dĂ© est relativement rare Ă lâĂ©poque:
Je ne mâattarde pas trop sur les deux albums suivants, le Circuit de la Peur, qui est une sorte de Grand DĂ©fi bis en Ă©quipe avec Europe vs USA vs URSS et Route de Nuit qui est ce que jâappelle un album « Ric Hochet », câest Ă dire une histoire Ă©loignĂ©e des circuits, oĂč Michel et Steve mĂšnent lâenquĂȘte, quitte Ă jouer des poings quand la situation lâexige.
Et encore une fois, regardez moi cette utilisation du plan fixe, cette fois ci en vue 1ere personne:
Pan, dans les dents!
Plus intéressant, on revient sur les circuits avec Le 13 est au départ. Bon, déjà , je trouve la couv géniale:
Maman Vaillant rĂȘve que fiston se tue en course Ă cause dâune manoeuvre dĂ©loyale dâune voiture portant le numĂ©ro 13. Ce qui ne manque pas de susciter lâhilaritĂ© des bonshommes de la famille:
Haha, sauf quâensuite, ça ne rigole plus:
Bref, sâensuit un bon gros suspens, et en plus câest au Mans. Album indispensable donc, avec Ă©galement la premiĂšre apparition de Françoise, la future femme de MV, dans un style trĂšs chipie des annĂ©es 60:
On lâaime dĂ©jĂ .
A noter que câest Ă©galement sur cet album que le visage de MV se fixe, avec une forme globale plus allongĂ©e et une mĂąchoire bien carrĂ©e, bref le visage sous lequel on le connaĂźt:
Ca continue trĂšs fort avec La Trahison de Steve Warson, oĂč Jean Graton ressucite le temps dâun album la PanamĂ©ricaine.
Course complĂštement folle Ă travers le Mexique Ă laquelle ont participĂ© Fangio ou Carroll Shelby. CâĂ©tait Ă©galement lâĂ©poque des 300SL de compĂšt dont lâune des anecdotes les plus marquantes restera une collision avec un vautour Ă travers le pare-brises:
Bref, la Panam sera interrompue dĂšs 1954 aprĂšs 5 Ă©ditions. Mais câest ici lâoccasion pour Graton de nous faire voir du pays.
CÎté scénar, tout est dans le titre. Les péripéties de Steve Warson vont en fait devenir une martingale de la série; ses ennuis ou son tempérament sanguin le mettent réguliÚrement dans le caca et on a le cycle:
Steve déconne => brouille/trahison => réconciliation => bff pour les 10 albums suivants
Sâensuivent trois albums plus mineurs:
Les Casse-Cou: Michel Vaillant fait le cascadeur en compagnie de Gil Delamare, le mentor de Rémy Julienne
Le 8e Pilote: Michel Vaillant ouvre une Ă©cole de pilotes. Parmi les Ă©lĂšves, un ricain et un soviĂ©tique, donc Ă©tincelles Ă venir. Mais aprĂšs tout, ne sommes-nous pas tous les mĂȘmes derriĂšre un volant??
A noter que dans cet album, Michel Vaillant prend la dĂ©cision complĂštement conne dâassocier les deux pilotes en question alors quâils ne peuvent pas se piffer. Pour arranger la situation, il faudra quâYves DoulĂ©ac se retrouve aux portes de la mort:
Bien vu, Michel!
Le Retour de Steve Warson: un nouvel album Ric Hochet oĂč Michel retrouve la trace de Steve. Pas vraiment ce quâon attend dâun album Michel Vaillant mais ça reste valable pour sa recrĂ©ation du port dâAmsterdam dans les 60es.
On retrouve le chemin des circuits et de fort belle maniĂšre avec les deux albums suivants. MĂȘme si je lâai Ă©voquĂ© plus haut, je reviens sur lâHonneur du Samourai, album intĂ©ressant Ă plus dâun titre.
DĂ©jĂ , la sĂ©quence dâouverture, qui prĂ©sente les diffĂ©rents modĂšles de Vaillantes est mythique:
Comme je le disais, dans cet album, le boyscoutisme de MV est complÚtement déphasé par rapport à la mentalité du pilote japonais. Regardez comme il se fait violemment rembarrer:
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Pire encore, son crush lâenvoie bouler:
Michel Vaillant, le cuck.
Le contexte de publication (1964) est interessant puisquâil correspond Ă lâarrivĂ©e de Honda en F1, principalement en tant que motoriste. Câest en 1965, avec la RA272 (prĂ©sente dans Gran Turismo 7) que le constructeur japonais commencera Ă faire trembler les paddocks en remportant sa premiĂšre victoire.
Dernier point, on apprend dans cet album que MV nâa encore jamais dĂ©crochĂ© le titre mondial en F1. Cette annĂ©e sera-t-elle la bonne? Ou Yori Yoshisa est-il de taille Ă lui mettre des bĂątons dans les roues?
Bref, album top-tier Ă lire absolument.
On enchaĂźne avec Suspens Ă Indianapolis. Michel et Steve retraversent lâAtlantique pour montrer aux ricains qui sont les patrons.
Graton y multiplie les plans fixes avec beaucoup de bonheur. Regardez moi comme ce rond-de-cuir se fait remettre en place en deux cases et zero texte:
Papa Vaillant dĂ©couvrant le chĂšque quâil doit signer:
La complicité de Michel et Steve:
La déconfiture du patron des Texas Driver:
Le regard de défi de Payntor:
Voyez comment toute la narration et les Ă©motions passent Ă travers les regards, les expressions du visage⊠TrĂšs peu de mots employĂ©s. Graton nâest pas juste un dessinateur de voitures (il dĂ©lĂ©guera dâailleurs cet aspect Ă ses assistants par la suite), mais un excellent metteur en scĂšne et portraitiste.
Jâen rajoute une couche sur lâiconisation des persos, avec encore un pilote masquĂ©, cette fois ci avec une tĂȘte de mort sur le casque. Par contre, sur les images suivantes, arriverez-vous Ă distinguer Michel de Steve?
RĂ©ponse: mĂȘme le coloriste sâest plantĂ© dans la couleur des yeux et des casques.
On continue rapidement avec Les Chevaliers de Königsfeld, un nouvel album Ric Hochet, mĂȘme si le NĂŒrburgring y sert de dĂ©cor. Bon, moi jâaimais bien quand jâĂ©tais gamin parce que ça faisait un peu histoire de fantĂŽmes:
PremiĂšre apparition de Gabriele Spangenberg, future pilote Vaillante et compagne dâYves DoulĂ©ac:
Meuf, tu as une putain de 230SL, dâoĂč tu fais la fine bouche?!
A noter que Gaby van Oppenheim, journaliste et pilote allemande prendra le pseudo de Gabriele Spangenberg, illustrant encore une fois lâinfluence de la sĂ©rie sur toute la scĂšne europĂ©enne.
Sâensuit Concerto pour pilotes, un album sympa mais pas essentiel oĂč Michel et Steve font un concours de quequettes avec des pilotes de lâUS Air Force pour voir qui encaisse le mieux les G.
Pour lâhistoire, apparition de Bob Bondurant en tant que protagoniste.
Et on Ă©voque ensuite la premiĂšre sortie de piste de la sĂ©rie avec Mach 1 pour Steve Warson. Au dĂ©but, pas grand chose Ă signaler, Steve va aider un pote Ă battre le record du monde de vitesse et dĂ©passer la vitesse du son sur le Lac SalĂ©. Câest lâĂ©poque des Spirit of america et autres Blue Flame:
En 1968, ces monstres approchaient déjà les 1000km/h. Mais il faudra en fait attendre 1997 et le Thrust SSC pour que le mur du son saute.
Câest Ă lâoccasion de cet album que le Leader, qui va devenir le principal antagoniste de la sĂ©rie, fait son apparition. Bonne idĂ©e mais pourquoi Graton en a-t-il fait UN CHINOIS AVEC UNE CAPE ET DES OREILLES POINTUES??
Sans déc, on est à deux doigts de ça:
Je ne vois pas beaucoup de monde Ă©voquer le problĂšme, mais pour une sĂ©rie qui se veut ancrĂ©e dans le monde rĂ©el, câest quand mĂȘme un sacrĂ© briseur dâillusion. Difficile de prendre certaines intrigues au sĂ©rieux aprĂšs ça ![]()
Et on conclut cette pĂ©riode avec Le Cirque Infernal: nouvelle tournĂ©e US pour Michel et Steve mais cette fois-ci en stock-cars. Lâoccasion dâavoir quelques courses spectaculaires mais pas un album marquant outre-mesure pour moi. On finit sur:
Hinhinhin, je me vengerai, maudits Rangers du Risque!
Voilà , je vous retrouve bientÎt pour la 2e partie sur les années 70.
Franchement ne tâarrĂȘte jamais stp.





















































