Je vous propose d’établir votre tier list B,A et S des jeux qui vous ont apporté le plus de plaisir à leur sortie, dont vous ressentez encore aujourd’hui dans vos souvenir la chaleur de la flamme qui a brûlé spécialement pour vous à cet instant.
Indépendamment de ce que vous pensez du jeu aujourd’hui (exemple perso plus rien à faire de The Last of Us mais je dois être honnête ça m’a marqué à sa sortie), indépendamment de toute objectivité et impact culturel. Cela n’est pas non plus exclusivement centré sur une histoire de facteur wow ou d’ouverture de nouvelles perspectives, c’est plus l’intensité de la fantaisie que cela a généré chez vous en terme de satisfaction et d’évasion à cet instant, le degrés de rêverie atteint, sa profondeur, relatif à ce dont vous aviez besoin à ce moment de votre vie, au milieu de votre humble parcours à respecter.
Les jeux découverts sur le tard sont éliminés, il faut l’avoir fait dans son époque (une gen trop tard = éliminé), mais tout ce qui vient chronologiquement à partir de la PS4 sera considéré comme encore d’époque actuelle (stagnante) donc no soucis pour ceux là.
Remake/remaster interdit, au cas ou.
Libre à vous d’en choisir 3 ou 99, de préciser le contexte ou non, le système sur lequel vous avez joué et son importance dans l’équation, de faire un rangement dans chaque classe par l’ordre que vous souhaitez.
B
Pong pour la découverte pleine de promesses à 3 ans dans le salon familial de l’incroyable possibilité du concept de pouvoir contrôler le déplacement d’un objet sur l’écran de la TV. Dans les faits j’y ai très peu joué car pas de deuxième joueur pour m’accompagner (mon frère avait 8 ans de plus) et pistolet qui marchait mal.
Donkey Kong (arcade) dans le bar resto d’un camping du Tyrol Autrichien, pas touché sur le coup car trop petit, je voyais les ados y jouer comme mon frère. Mais j’y ai beaucoup pensé.
Galaga en jeu électronique (appartenant à mon frère), j’y ai pas mal joué avant d’avoir ma première vraie console l’Atari 2600.
Crazy Cars 1 et 2 (Amstrad), mes premiers jeux de voiture. Fan du 1 bien que limité (mais pas mieux à la maison), j’avais découpé la superbe pub du 2 annoncé dans les magazines et je l’avais placardé sur le mur de ma chambre au dessus du lit. Mon frère de 19 ans avait dû le remarquer, un soir il rentre à la maison, ouvre le porte de ma chambre et jette le jeu sur le lit en me disant « tiens », j’ai halluciné, et je savais même pas qu’il était sorti. Petit bémol qui avait son charme dirons-nous, le jeu était buggé et je ne pouvais pas afficher la carte, du coup jamais fini.
Grizor (Amstrad), la découverte du run’n gun, le souvenir de ce dimanche matin ou j’allume l’ordi au réveil encore nébuleux et fini le jeu pour la première fois sans me faire toucher, d’abord excité puis sceptique lol, avant de réaliser que c’était une nouvelle disquette qu’on m’avait passé, version craquée avec invincibilité.
Out Run et sa borne à vérins, incroyable concentré de fun, de sensations, de bon goût et de luxe technologique flambant neuf (joué dans une immense salle d’arcade à Den Haag, Hollande, l’été 1987).
Indianapolis 500 (Amiga), ma première simu auto, super sensations.
Pilotwings SFC et 64, quel charme et j’avais l’appétit pour ce genre d’épreuves lentes à cette époque.
Star Fox, la surprenante mandale 3D, pas vu venir sur SFC.
Doom (PC), découvert chez un pote, incroyables nouvelles sensations.
Tomb Raider (PS1), bienvenu dans la full 3D magique.
SF3.3 (DC), quel fantasme à son annonce, pris en import.
Metroid Prime, j’hésite mais quand même, il y avait une attente à ce moment d’une aventure à la 3D clean (60fps), immersive et un brin arty. Et pendant quelques heures j’ai vraiment été joliment transporté.
Outrun 2 (Xbox), le retour du roi en 3D, à la maison, première vague de jeux rétro à venir pour le meilleur et surtout pour le pire.
Killzone 2, ce que j’attendais du visuel HD, merci feu Sony.
The Last of Us, ma foi j’avais envie de voir se mêler le ciné au JV à cette époque, curieux de voir ce que cela donnait, sans doute le résultat de l’effet TV HD. Plus rien à faire, pénible, vulgaire et ronflant, au mieux parfois gentillet et « bien foutu ».
A
Donkey Kong (Game and Watch) pour mes huit ans, j’y ai joué pendant trois ans non stop et n’ai jamais ressenti le besoin d’avoir un autre Game and Watch, c’était ma Ferrari.
Vanguard (Atari 2600), la pierre fondatrice de ma rêverie vidéoludique shmup. J’y jouais sur un vieux petit crt noir et blanc.
Kung Fu Master, Renegade et Barbarian sur Amstrad, dans une même compil Océan, dans mon parcours le plus proche de l’arcade à la maison à cette époque (1987, 11 ans). J’ai appris récemment que la célèbre conversion NES avait été réalisée par Nintendo lui-même avec son équipe Miyamoto. J’imagine que cela a inspiré Zelda 2.
Vigilante (arcade), quelle claque sensorielle, découvert par hasard dans une station de ski en 1988, exactement ce que j’attendais à l’époque après Kung Fu Master. Jamais possédé de conversion descente hélas, jusqu’à aujourd’hui sur PS5 et c’est toujours un BGE, j’en reparlerai un jour.
Final Fight et Street Fighter 2 en arcade, si j’avais pu y jouer plus à l’époque ils seraient sûrement en S. Plus la conversion SF2 SFC bien pratique bien sûr.
Super Mario World, le premier Mario que j’achetais (j’avais testé le premier et le 2), à sa sortie jap sur la console du future qu’était la SFC.
Shenmue 1 et 2, sacrée douce fantaisie simulée à l’époque, m’intéresse plus vraiment aujourd’hui malgré le charme fou.
Motorstorm, je voulais un gameplay avec une physique un peu meilleure mais dans l’ensemble quel plaisir, pas ressenti depuis longtemps à l’époque, plus les deux suites.
Demon’s Souls, quelque chose de stable, épais et qui a du style, sur lequel s’appuyer en ce début de gen PS3, j’y ai englouti deux semaines de vacances à sa sortie et je believais dès les premiers screens.
Bloodborne, chouette version alternative du concept, pas très chaud à l’annonce mais gros kif une fois dedans. Depuis ça m’a un peu gonflé la vague Souls, j’ai même moins de plaisir à revenir sur ces deux titres.
Dragon’s Dogma 2, beaucoup de moments d’explorations magiques ou tout est bien connecté et s’enchaîne de façon fun, un caractère bien à lui de vrai projet de personnes qui voulaient un résultat particulier. C’est un trip, malgré son apparence moderne dégueulasse (j’ai recommencé trois fois le début avant d’enfin y croire et accrocher).
GT7, la première simu à la manette, très plaisant, bien complet et peu corrompu artistiquement vu le paysage.
S
Stunt Car Racer (Amiga), amen, jamais remplacé. Du rêve vendu par le concept aux deux ans de fun passés dessus.
F-Zero, j’en ai rêvé ado avant de le recevoir (une version borne d’arcade aux contrôles hallucinés), je l’ai limé de la classe de quatrième à la première.
Resident Evil, le passage au second rapport (tant attendu par moi) de l’époustouflante Playstation. Joué la nuit dans un chalet aux abords de la forêt dans le Tyrol autrichien, parfaitement fun, esprit console jap (ni trop ordi, ni trop arcade, car il y avait un manque je trouve) et next gen en même temps, enfin.
Goldeneye 64, pris avec la 64, pur voyage de gameplay à cette époque, un plaisir fou assez indescriptible vu d’aujourd’hui, mais j’apprécie encore bien. Et en plus la jouabilité à deux sticks avec deux manettes (maintenant je préfère la config à une manette partie gauche avec la croix pour se déplacer et le stick pour viser en main droite).
Ocarina of Time, grosse attente fantasmée, incroyable plaisir de découverte, quelle magie à une époque où j’avais soif d’immersion (plus compliqué de se faire les phases creuses aujourd’hui pour moi).
F-Zero X la suite rêvée, le résultat parfait, le stick analogique tendance simu de la 64 c’était quelque chose quand bien utilisé.
RE4 (GC), le souffle next gen maîtrisé encore une fois, comme le premier.
Breath of The Wild, si aujourd’hui je ne loue que la définitive version Master Mode bien plus dense et cohérente de ce concept de Zelda, j’ai bien dû commencer par découvrir la version normale et c’était une vertigineuse découverte et une sacrée aventure de gameplay d’interaction avec une carte de qualité, avec un petit retour au source en un sens.
Dragon Quest XI ou les maths au service du fun et d’un conte, vous n’avez rien compris à ce jeu gameranautes, circulez.
Outer Wilds, le style aventure strict au sommet, une faille spatio-temporelle qui nous aspire totalement.
Unicorn Overlord, doux Jesus merci que ce genre de projet existe encore aujourd’hui, de l’orfèvrerie (dix ans de conception par 39 personnes), et le style graphique Vanillaware enfin à maturité (j’aime plus vraiment les autres jeux trop loli et gueules déformées). Je dois être en gros à la moitié ou plus, en imaginant le post game. J’éditerai si je change d’avis, pour l’instant à chaud amen total.