Denver et Mariole déjà en sueur ![]()
futur 3%
Oui.
Les japonais misent sur l’IA et la robotisation pour contre-balancer ça.
Ça me parait un peu utopiste mais on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait, donc on verra. ![]()
https://x.com/i/status/2041961034655703290
le nez de cochon c’est… ?
https://x.com/stevestuwill/status/2041458805951840345?s=46
Mdr. Cf. la discussion de l’autre jour.
En parlant d’effort, y’en a vraiment qui sautent sur le moindre prétexte pour n’en faire aucun.
https://x.com/matthieugariel/status/2041845524899197224?s=46&t=_MB8BUo2936UXJDlcTApQA
Les pauvres fonctionnaires qui doivent gérer des tricheurs d’une mauvaise foi comme ça, je les plains.
Vivement l’IA qui puisse les remplacer pour soulager leur conscience.
C’est Haram ![]()
Alexis L va passer de bons moment au commissariat prochainement ![]()
J’espère que ces trous de balles vont prendre cher
Quand il a dit qu’il s’appelait Mario, l’agent C. Trotro est immédiatement devenu très violent
Sur le graphe des instituts alignés sur le gouvernement, la courbe de l’opposition qui suit les mêmes tendances que celles des autres instituts avant de devenir plate juste avant de croiser celle du Fidesz ![]()
Le CNC annonce la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de son fonds d’aide pour les créateurs de contenus
![]()
L’IA va trop loin !
Il serait temps pour toi d’arrêter twitter
Je trouvais le premier Spring breakers déjà pas terrible mais alors la
![]()
Spoiler
Gagnée par le même sentiment de révolte que les salariés du groupe qu’elle préside, la patronne de France Télévisions s’est montrée résolument offensive lors de son audition mercredi. Elle a défendu un audiovisuel public fort, « qui n’appartient pas au passé, mais qui est une nécessité pour l’avenir ».
Yunnes Abzouz 9 avril 2026 à 11h43
Lorsqu’en décembre, la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public recevait pour la première fois Delphine Ernotte-Cunci, elle avait affiché une retenue à toute épreuve, encaissant les coups, sans jamais répliquer. Ne jamais s’agacer malgré l’obstination du rapporteur à prouver qu’en dépit de la réalité, l’audiovisuel public est noyauté par la gauche. Ne pas fournir à l’adversaire d’arguments pour l’attaquer et, in fine, justifier que France Télévisions ait besoin urgemment d’être réformé ou liquidé, faute de mieux.
Mais la grotesque monomanie du rapporteur Charles Alloncle (Union des droites pour la République, UDR), qui, en six mois d’auditions, n’a jamais dévié, ni dans sa méthode ni dans son objectif, a finalement donné des ailes à la patronne de France Télévisions, au point qu’elle s’est sentie autorisée à se rebiffer. Ainsi, au cours de l’ultime audition de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, c’est le rapporteur ciottiste qui a été le plus malmené.
D’abord par la dirigeante de France Télévisions elle-même, venue accompagnée de son secrétaire général, Christophe Tardieu. Pendant près de quatre heures et quinze minutes de questions-réponses, Delphine Ernotte-Cunci a opté pour une stratégie radicalement différente sur la forme, offrant cette fois-ci des réponses bien plus pugnaces.
« Pardon d’être aussi directe, Monsieur le rapporteur, ce que vous dites est absolument faux », a-t-elle notamment rétorqué à Charles Alloncle, le renvoyant dans les cordes après que celui-ci eut soutenu mordicus que la dotation publique de France Télévisions avait augmenté de 8 % entre 2015 et 2024.
Un « procédé manipulatoire »
Mais comme l’a rappelé la patronne des télévisions publiques, la dotation de l’État n’a pas bougé en dix ans, malgré une inflation de l’ordre de 20 % sur cette période. Elle a ensuite eu beau jeu de rappeler son bilan financier à la tête du groupe, dont elle est parvenue à ramener les comptes à l’équilibre durant ses neuf premières années en poste, avant un déficit de 40 millions d’euros en 2025, essentiellement causé par des coupes décidées par les gouvernements successifs et d’autres promesses d’investissement pas honorées.
Des résultats obtenus au prix de sévères restrictions budgétaires un peu partout, de la masse salariale à l’achat de programmes. Agacée par l’insistance du rapporteur, la dirigeante a agité devant les député·es une feuille A4 sur laquelle se lisait un graphique censé appuyer ses réponses. « C’est matériellement faux. Je ne sais pas quoi vous dire d’autre », a-t-elle lancé, exaspérée, au bout de trente minutes de débat sans fin durant lequel le rapporteur persistait à affirmer que France Télévisions coûte plus cher aux Français·es depuis sa prise de fonction.
« Je trouve ce procédé très manipulatoire. Ça fait trente ans que je manage des entreprises, […] je prends ça pour de la diffamation », s’emporte-t-elle finalement, rappelant que son entreprise « coûte en euros constants 600 millions d’euros de moins aux Français en dix ans ».
Pour le reste, Charles Alloncle n’a pas trouvé mieux à faire, au terme de soixante-sept auditions d’une durée totale de deux cents heures et après avoir cuisiné 234 personnes, que de rejouer invariablement la même partition. La patronne de France Télévisions a donc eu tout le loisir de redérouler les mêmes réponses.
Au sujet des achats de programmes auprès d’entreprises de production privées – 343 millions d’euros pour acquérir des émissions de flux en 2024 –, Delphine Ernotte-Cunci a d’abord répondu sèchement : « Vous avez l’air de dire que les 9 000 salariés de France Télévisions se tournent les pouces. » Elle a ensuite rappelé qu’elle était parvenue ces dernières années à faire baisser la note facturée par ses producteurs extérieurs en renégociant certains contrats.
À propos des va-et-vient et autres pantouflages de salarié·es de France Télévisions entre l’entreprise publique et des entreprises de production privées, elle a d’abord concédé au rapporteur des situations porteuses de conflits d’intérêts et s’est dite ouverte à l’idée d’introduire dans certains contrats des clauses de non-concurrence. Une entente qui n’a pas duré longtemps, puisque Delphine Ernotte-Cunci est vite repassée à l’offensive.
« Le souci tout à fait légitime de bien utiliser l’argent public ne justifie pas pour autant de jeter en pâture des gens », a-t-elle dénoncé après les sempiternelles questions sur les indemnités perçues par le journaliste et animateur de « Questions pour un champion » Samuel Étienne à son départ, ou la double rémunération d’Arnaud Ngatcha, directeur des opérations spéciales de France Télévisions et adjoint à la mairie de Paris.
Des accusations sans preuves ressassées
Les rares questions neuves posées par le rapporteur lui ont été inspirées par les auditions quelques jours plus tôt d’anciens salariés de France Télévisions ayant quitté la maison en mauvais termes, et bien décidés à déverser leur fiel sur leur ex-patronne. Ce fut le cas de Jacques Cardoze, un temps correspondant à Washington pour la télévision publique et ancien présentateur de « Complément d’enquête », qui avait prétendu le 31 mars, sous serment, que des accords confidentiels signés par France Télévisions couvraient des « déviances sexuelles ». Des accusations auxquelles il a catégoriquement refusé d’apporter des preuves.
« Transmettez-moi les noms ! Transmettez-moi les faits ! Saisissez-moi ! », a exhorté Delphine Ernotte-Cunci au rapporteur, avant de préciser qu’elle n’avait « absolument aucune espèce de tolérance pour les pratiques de harcèlement moral ou sexuel ». Réagissant aux accusations sans fondement de Jacques Cardoze, elle a ensuite pointé la responsabilité du rapporteur de lui transmettre les éléments en sa possession afin qu’elle ouvre une enquête, « même seize ans ou dix-sept ans après » les faits.
« Je crois que nous tous qui parlons ici devant vous jurons de dire la vérité, toute la vérité », a taclé la patronne de France Télévisions, en réponse aux accusations, pas plus argumentées, de Patrick Sébastien, ancien animateur de la télévision publique, qui avait affirmé au cours de son audition que des sociétés privées avaient pour habitude d’offrir des « cadeaux » aux dirigeant·es de l’entreprise publique pour obtenir des marchés en échange.
De parjures et de mensonges, il a été beaucoup question lors de cette audition finale. Delphine Ernotte-Cunci, pas procédurière pour un sou selon ses dires, n’a pas manqué de relever la montagne d’accusations infondées et outrancières portées contre elle au cours de différentes auditions et dont le rapporteur Charles Alloncle a fait son petit commerce sur ses réseaux sociaux.
On ne compte plus les fois où Charles Alloncle a repris sur X, sans précaution, sans preuve ni souci du contradictoire, les accusations portées contre l’entreprise publique et qui lui permettaient d’asseoir l’idée d’un mésusage de l’argent des Françaises et des Français. Que ce soit au sujet de millions d’euros de frais de cocktail allégués, alors qu’il s’agissait de payer les plateaux repas des salarié·es sur le pont pendant le confinement, ou de la prétendue privatisation du restaurant Maxim’s par les dirigeants de Mediawan pour célébrer la reconduction de Delphine Ernotte-Cunci à la tête de France Télévisions. Si les auditionné·es sont tenu·es de répondre sous serment, le rapporteur, lui, ne s’est jamais embarrassé de la vérité.
« Merci, Monsieur le rapporteur, de vous en tenir aux faits. La vérité vaut aussi pour vous », a d’ailleurs tardivement rappelé le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Celui-ci a regretté, en introduction de l’ultime audition, de n’avoir pas réussi à toujours maintenir un cadre sérieux et respectueux. À l’attention de Charles Alloncle, il a admis que « les passes d’armes » ont souvent retenu plus la lumière que le « travail de fond », avant d’interroger : « Que sommes-nous prêts, nous les responsables politiques, à sacrifier pour la reconnaissance, les paillettes, tous ces accessoires, ces poussières et ces quarts d’heure de gloire ? »
Une question qu’il s’adressait peut-être aussi à lui-même, tant sa responsabilité est grande dans le spectacle affligeant offert par cette commission. Dans ce show parlementaire très scruté, le député Horizons a lui aussi cherché à exister et a parfois tenté de voler le premier rôle au rapporteur, mettant en scène une querelle factice avec lui, montrant une déférence excessive devant les auditionnés les plus puissants, comme Vincent Bolloré, même quand ceux-ci mentaient ostensiblement. Se prêtant parfois au jeu de l’inquisition avec le rapporteur Charles Alloncle, Jérémie Patrier-Leitus avait même proposé de convoquer des humoristes de France Inter après que l’un d’eux eut proposé dans un sketch d’appliquer en France le principe du cordon sanitaire contre l’extrême droite.
Et lorsque l’ex-ministre de la culture, Rachida Dati, a affirmé sous serment que les journalistes de « Complément d’enquête » avaient tenté d’acheter le témoignage d’un de ses proches, il n’a pas jugé utile d’engager une procédure pour parjure. « Les documents que j’ai, en l’occurrence des emails, leur donnent à tous les deux [les équipes de « Complément d’enquête » et Rachida Dati – ndlr] le bénéfice du doute, en tout cas de la bonne foi », a-t-il déclaré sur RTL.
Au bout du compte, personne, ni la présidente de l’Assemblée nationale ni le président de la commission d’enquête, n’aura été capable d’empêcher l’extrême droite d’instruire pendant six mois le procès de l’audiovisuel public dans l’objectif de le discréditer et, au fond, de donner l’impression que tout se vaut, les chaînes de télévision et radios publiques d’un côté, CNews et les médias Bolloré de l’autre. Pendant ce temps, la galaxie du milliardaire breton, bien déterminée à faire gagner l’extrême droite en 2027, peut tranquillement accompagner la prolifération des discours racistes, négrophobes et de la haine de l’autre.
Le rapport de Charles Alloncle sera présenté à ses collègues le 22 avril, et ils auront deux jours pour en prendre connaissance, avant que le bureau de la commission se réunisse le 27 avril pour décider de le voter ou non.
C’est l’extrême droite.
